AccueilAccueil  Tumblr DMTH  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


 
Bienvenue sur DMTH Invité love01
PRENEZ LA ROUTE DE BÂTON ROUGE, SUIVEZ NOUS SUR LA V2 !
   

Partagez | .
 

 Reverse of Shade ft. Bianca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
 
avatar
 
DEAD LIKE ME

SIGNALEMENT : Batard dégénéré destructeur d'innocence.
HABILITIES : Nécromancie, traditions gitanes, vagabonds sujet à la possession.
OFFICE : Nécromant, il a une petite clientèle et ne désire pas plus. Arrondis ses fins de mois en jouant au faussaire d'artéfacte et de grimoires. Il vent également son sang sur le marché noir.
SERENADE : ULVER - Darling didn't we kill you? | Hellraiser main theme


INFORMATIONS CONFIDENTIELLES
SOBRIQUET : Eden Memories
MISSIVES : 1920
ACTE DE PROPRIETE : Twixnfun; tumblr

 
Niklaus L. Bălan
FONDA Ϟ Pervers malsain psychotique.


Black Moon
JE SUIS:
CAPACITES:
MEDISANCES:
MessageSujet: Reverse of Shade ft. Bianca   20/5/2010, 17:55

« Reverse of Shade »

© emonet25 ; Anuula
ft. Bianca A. Caldata



Stoner Hill est le pire quartier de Shreveport. A quel moment cette petite ville qui avait été annexé à Shreveport, construite par les cheminots quand ils reliaient la Louisiane au nord du pays, ça avait commencé à se dégradé ? Probablement dans les années 30, quand la crise avait frappé si durement la Louisiane que lorsque tu étais capable de te payer à bouffer tous les jours tu étais considéré comme un putain de bourge. Les choses s’étaient améliorées dans les années 50, mais Stoner Hill n’a jamais vraiment remonté la pente et durant les années 80 c’était redevenu le quartier dangereux, là où la pègre faisait ses trafics au vu et au su de tous sans que personne ne tente rien contre eux. La pente descendante économique que traversait le pays n’avait rien arrangé à l’affaire et bien évidemment quand Katrina avait frappé, même si Shreveport était bien loin de la zone ravagée, le quartier avait plongé un peu plus dans les abysses obscurs. Ici tout était sous le contrôle de la Mafia. Vous avez une réclamation à faire ? Tout le monde sait où les trouver, au Devil’s Arm durant une bonne partie de la nuit. Mais personne n’oserait dire quoi que ce soit. On appelle ça le pouvoir de la peur. Y’en a chez qui ça ne marchait pas, les marginaux, ceux qui s’imaginent qu’ils ont rien à perdre ou ceux qui ont vraiment rien à perdre parce qu’ils ont tout perdu, mais il n’y a jamais eut de héros chez ces gens là. Ils en ont rien à foutre qu’un petit gars meure parce qu’il a prit une dose de trop, rien à foutre qu’on retrouve des cadavre sans tête dans la Red River, rien à cirer qu’un clochard se prenne une balle dans la tête parce qu’il a eut le malheur d’ouvrir un œil au mauvais moment. Et ils sont pas les seuls. Honnêtement, quand un quartier se dégrade autant ce n’est pas uniquement dû à la crise économique ou à la pauvreté, c’est parce que personne ne dit rien, parce que personne ne fait rien et que tout le monde s’en fout si la mafia a autant de pouvoir ici. Les gens qui vivent ici ont appris à fermer leur gueule parce qu’ils n’ont pas le choix, mais tout ceux qui viennent se bourrer la gueule au Devil’s Arm, qui sortent de leur beau quartier tout pimpant pour aller se taper une fille au Lilith Castle, ça les arrange bien que Stoner Hill reste comme il est, craignos à mort, mais personne n’ira raconter à votre femme que vous êtes venu ici. Quand vous mettez les pieds à Stoner Hill vous devenez autre chose : soit un client, soit une proie, soit un élément gênant. Honnêtement, Vitaly était un peu des trois, mais on lui foutait la paix.

Le chasseur avait beau trouver ce quartier pourris jusqu’à la moelle, avait beau penser que ces pauvres gens n’avaient pas besoin d’avoir la mafia sur le dos, des dealers à chaque coins de rue, il avait beau songer par moment à les libérer de tout ça, au final il se sentait comme chez lui ici. Ca lui rappelait le Bronx où il traînait souvent, les quartiers miteux où tu trouvait plus facilement des dealers que des écoles. Le fait qu’il puisse être lui-même dans ce quartier n’était pas pour lui déplaire, partout ailleurs il fallait qu’il joue un rôle, qu’il maquille un peu son aspect marquant de sa personnalité qui le rendait insupportable voire gênant aux yeux de la bonne société. Ici tout le monde s’en foutait. Il pouvait se battre dans un bar juste parce qu’un type l’avait regardé d’un peu trop près, personne n’appellerait la police, à la limite il mettrait un peu d’ambiance. Les gens le connaissaient. Ils savaient qu’il valait mieux foutre la paix à ce type, ils l’avaient déjà vu casser la gueule d’un type pour rien et ils n’avaient pas envie de s’y frotter. Même la Mafia lui foutait la paix. Vitaly avait fait en sorte qu’ils ne leur viennent même pas à l’esprit de vouloir le recruter ou le mettre dans une case. Il était le type dangereux dont on ne savait rien et ça lui allait très bien. C’était limite s’il en rajoutait pas une couche histoire d’être pénard. C’est vrai qu’il avait vraiment déclancher des bagarres pour rien, comme la fois où il avait éclater un type avec une bouteille de wisky juste parce qu’il parlait mal à une femme, normalement il n’était pas à ce point agressif. Déclancher une bagarre ça voulait dire quelque chose, Vitaly ne se battait jamais s’il ne songeait pas qu’il tuerait son adversaire à la fin du combat. Ne jamais gaspiller son énergie, ne jamais entrer dans une bagarre si tu ne veux tuer personne, sinon c’est toi qui restera sur le carreaux. Oui, il connaissait la leçon mais il savait aussi qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Les types qui sont capable de défoncer la gueule de quelqu’un à coup de tesson de bouteille pour un rien, on les laisse tranquille, on n’essaie même pas de discuter avec eux. Et il était prêt à payer ce prix pour avoir la paix. Quand on met les pieds à Stoner Hill, on a plutôt intérêt à savoir se faire respecter surtout si on est pas du quartier. Les petits blancs qui viennent frimer, les gens ici n’aiment pas ça et ils adorent vous donner des leçons. Vitaly avait déjà vu ça à New York, il avait déjà vécu ce type de situation, sauf qu’à l’époque il ne savait pas se faire respecter, il n’était qu’un petit con, un adolescent qui jouait des poings mais qui ne tenait pas deux rounds. Les choses avaient bien changés, pour lui, mais les gens restaient les mêmes, réagissaient de la même manière. Le chasseur en savait quelque chose.

D’ordinaire il venait plutôt ici pour les armes du Silver Bullet, le seul endroit où l’on peut acheter des armes sans permis, le seul endroit où on paie cash et où personne ne vous pose de question. Pas étonnant que les gros bras de la mafia viennent faire leur marché ici. Pas cette fois-ci. Il n’était pas là pour faire des courses ni même pour boire un coup au Devil’s Arm, il était là pour le boulot. Ca faisait un petit moment qu’il avait repérer cette nana qui se pointait toujours à la même heure au Croquemitaine, qui passait ensuite au Guilty. Elle draguait un peu mais pas trop, comme si elle avait quelque chose dans son sang qui ne plaisait pas au vampire et qu’elle le savait. Une sorcière. Il avait mit du temps à capter, dans les bars à vampires, son don est parasité par toutes ces créatures surnaturelles. Ce qu’elle foutait chez les vampires ? Probablement comme toutes ces mordues humaines, elle cherchait des sensations fortes, elle venait réaliser un fantasme et elle s’imaginait sûrement qu’un jour elle serait comme eux. Allez comprendre pourquoi des gens ont envie de crever pour devenir des morts vivants. Ce genre d’attirance morbide restait incompréhensible pour le chasseur. Mais il l’avait suivit. Pas pour lui demander ce qu’elle pouvait trouver au vampires, non, il avait autre chose en tête, comme par exemple récolter des informations. Elle était une sorcière et elle était encore en vie malgré les lieux où elle traînait, notamment le Lilith Castle. Y’avait de grande chance pour qu’elle soit plus maligne qu’elle en ai l’air. Pas suffisamment maligne pour se barrer d’ici, mais y’a des gens assez con pour aimer ce genre de vie. Si elle était aussi maligne qu’il le pensait alors oui, elle serait utile, à condition d’arriver à la faire parler. Vitaly avait un problème avec les nanas, il n’était pas capable de les brutalisés même pour les faire parler. Il allait devoir trouver un autre moyen. Faire dans la finesse n’était pas son truc, mais il en était capable. Il franchit les portes du Lilith Castle en songeant au moyen le plus efficace pour la faire parler.

Ce n’était pas la première fois qu’il mettait les pieds ici, pourtant il s’arrêta quelques secondes dans le hall d’entrée à regarder cette décoration surchargée. Entre les rideaux pourpres, les énormes candélabres, et les hôtesses dans des tenues très explicites mais également très gothiques avec leur corset rouge sang, leur culotte haute de pin-up et leur bas résilles elles avaient un côté diaboliquement sexy limite effrayant pour le chasseur. Celle qui l’accueillit était humaine mais il savait qu’ici on trouvait de tout, vampires, métamorphes, sorcières et lycans, les clients venaient ici aussi pour ça, parce qu’on trouvait tout ce qu’on voulait. La seule chose qui manquait c’était les feys, mais ces derniers sont rares. Vitaly était bien placé pour le savoir, il en connaissait une. Et ce genre d’endroit était dangereux pour eux, personne ne pouvait résister aux feys, surtout pas les vampires. L’hôtesse n’avait aucune marque de morsure, visible, mais Vitaly savait qu’ici ce n’était pas dans la nuque qu’il fallait chercher mais dans des endroits plus intimes, à priori pas visible. Rare étaient les prostituées qui acceptaient qu’un vampire laisse des traces, certains clients n’aiment pas coucher avec une fille qui se laissait sucer le sang par les vampires. D’autres au contraire semblaient chercher ça en venant ici. Ils aimaient qu’on leur dise qu’ils étaient de meilleurs amants que les vampires. Vous vous demandez comment Vitaly savait tout ça ? Parce que les mordus, les fans de vampires, sont les meilleurs amis du chasseur de vampires. La plupart sont tellement fiers de fréquentés des vampires qu’ils ne réalisent même pas qu’on peut utiliser ces informations pour tuer des vampires. Plus bête, difficile à trouver, mais Vitaly n’allait pas s’en plaindre. Il observa l’hôtesse devant lui et lui demanda à voir Bianca. Il avait entendu son nom la dernière fois qu’il l’avait prise en chasse. Bien évidemment il n’avait aucune certitude qu’elle utilise ce nom ici, parfois les filles prennent des pseudonymes, mais s’il avait bien capté la personnalité de sa proie, elle ne devait pas s’embarrasser de ce genre de précaution. Soit elle était dans une spirale d’autodestruction, soit elle aimait ça et ceux qui aiment ça assument en général. Dans tout les cas, il pensait ne pas s’être planté. L’hôtesse lui révéla qu’il avait raison, elle le guida vers l’escalier et le fit monter à l’étage. Ne pas mater ces jolies fesses blanches roulant au mouvement de ses pas relevait du tour de force, mais il avait besoin de garder l’esprit clair. Putain, il n’était pas là pour mater des filles, surtout pas des prostituées. Il préférait les filles qui voulait de lui pas celle qu’on payait pour coucher avec. Ce n’était pas le côté glauque qui le rebutait, mais sa fierté exigeait qu’il ne couche avec des filles qui le voulait lui. Question d’égo. L’hôtesse ouvrit une porte, et Vitaly entra.

_________________
DESPERADOS — Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité. Pour reprendre la main, jouer selon leur propres règles et forcer le destin
(c) Eden Memories

color=#564563
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
 
 
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   20/5/2010, 21:42

    Je n’en pouvais plus de l’entendre suffoquer au dessus de moi. Ce type était moche et il avait l’air du mec qui croit que si on est pute c’est qu’on est forcément une cochonne. Des « laisse-moi te prendre » ou les « tu aimes ça, t’en voit pas des comme la mienne à chaque fois » bref tout ce qu’il y avait de plus sordide c’était pour moi. Le pire c’est quand, avant l’acte et même après, il prenne un air innocent et désolé du type bien qui ne me traitera jamais comme la pire des sous merde, parce que lui c’est un mec bien. Dans tout les cas ce genre de type n’attend qu’une chose, qu’on consente à son comportement en l’encourageant. Certes rien n’était plus hypocrite quand ce genre de mot sortait de ma bouche. Malgré tout avec un peu d’encouragement il termine plus vite. Comme si lorsqu’une femme montre qu’elle a du plaisir, l’homme pense qu’il a accomplit une mission qu’il peut terminer. Au contraire lorsque ca ne marche pas du tout, au lieu d’abréger les souffrances d’une partenaire patiente, il faut qu’il continu et s’acharne, « tant que t’auras pas de plaisir je te baiserais parce que non je ne suis pas minable, je suis un dieu du sexe et ca va arriver. »

    Non décidément les hommes qui vont aux putes ne comprennent rien aux femmes. Et celui que j’avais entre les jambes n’était pas mieux. Mais on me l’avait envoyé en guise de mission, et le pousser à me suivre à l’étage n’avait jamais été aussi simple. Ce mec n’attendait que ça. Lire dans ses pensées n’avait fait que le confirmer car la seule chose perceptible lorsqu’il m’avait aperçu c’était « Quelle chienne, je la prendrais sur le billard si je pouvais » ; quelle plaie. S’appeler Bianca pour une prostituée c’était parfait. En Italie cela se traduirait par Pure. Ironie ? J’adore mon prénom malgré qu’il soit entaché par ce sale type. Les humains sont des êtres répugnants et dans le métier que je fais, on ne peut que s’en rendre compte. Je m’étais à peine habitué à faire ce genre de choses. Mais sans doute que Lilith, la démone, n’y était pas pour rien. Je ne me sentais pas mal de ma situation, les choses étaient ainsi. Un gémissement. Enfin, il a fini. Il écrase son corps gluant de transpiration sur moi, il ne me faut qu’une demi-seconde pour le repousser. Je file à la salle de bain me doucher, et enfile un corset en cuir noir avec un tanga à volant, ainsi que de longs gants en latex noir que je ne quitte jamais(rapport compris). Il faut que je redescende racoler dans 10 minutes.

    Le mec s’était déjà enfui, laissant le pognon sur la table de chevet. Tant mieux, je n’avais pas envie de l’entendre se déculpabiliser. J’avais assez donné.


Toc toc toc !
Bianca, on t’a demandé !

    Cassie. Bordel ! Fallait-il encore qu’un vieux lourd du coin vienne prendre son quart d’heure de plaisir pour des miettes.

    Non le mec qui se tenait en face de Bianca était un peu plus âgé qu’elle et plutôt séduisant, très séduisant même, mais il ne venait pas de Stoner Hill, c’était écrit sur son visage. De la chair fraiche… Mais comment pouvait-il connaitre Bianca ?! Elle lui souri autant qu’elle le put, lui attrapa la main et le tira jusqu’au lit ou elle le fit assoir. La jeune sorcière lança un regard à Cassie qui voulait clairement lui dire « Tu peux disposer ». Puis elle se tourna sur le beau brun, lui grimpa sur les genoux, laissant ses seins compressés par la bustier quasiment sous le nez de son nouveau client. Elle repoussa sa longue cascade de cheveux ondulés vers l’arrière, et le regarda bien en face. Entre deux souffles :


C’est quoi ton nom ?

    Bianca essaya de percer ses pensés à jour, mais rien n’y faisait, une barrière protectrice l’en empêché.

    Et merde ! Un médium ? Un nécromancien ? Ou un sorcier ? Ce mec était si louche que je n’arrive même pas à le cerner. Qu’elle conne j’ai été de ne pas voir tout de suite qu’il n’était pas humain. J’aurais du vérifier. Tant pis, il ne veut peut être que baiser, comme tous les autres. Ce ne serait pas la première fois, pas vrai ?! Pas besoin de paniquer. Et puis pour une fois que c’est un mec que tu trouve sexy. On voit tout de suite qu’il est du genre à vadrouiller. Il n’a peut-être pas eu de femme depuis un bout. Mais bordel, qui lui aurait donné mon prénom ? C’est vrai que ce n’est pas les clients qui manquent dans le coin.

    La jeune femme garda son sang froid, cela ne servirai à rien de s’inquiéter. Elle passa donc ses bras autour de son cou et se frotta légèrement contre lui de manière obscène. Il était là pour le sexe, il allait être servi. Bianca savait très bien s’y prendre. En plus de ça, ce n’était pas pour lui déplaire si le client était sexy. Certes elle refusait les clients moches ou crades, sauf quand Lilith l’envoyait en mission –elle n’avait pas le choix- mais rare était les occasions de tomber sur ce genre d’homme.


Tu a peut-être envie de te mettre à l’aise ?


    Elle déboutonna le bouton du pantalon de son interlocuteur en un rien de temps et glissa sa main à l’intérieur. Pas de temps à perdre, la soirée n’était pas si longue et elle avait un quota à respecter
.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
 
DEAD LIKE ME

SIGNALEMENT : Batard dégénéré destructeur d'innocence.
HABILITIES : Nécromancie, traditions gitanes, vagabonds sujet à la possession.
OFFICE : Nécromant, il a une petite clientèle et ne désire pas plus. Arrondis ses fins de mois en jouant au faussaire d'artéfacte et de grimoires. Il vent également son sang sur le marché noir.
SERENADE : ULVER - Darling didn't we kill you? | Hellraiser main theme


INFORMATIONS CONFIDENTIELLES
SOBRIQUET : Eden Memories
MISSIVES : 1920
ACTE DE PROPRIETE : Twixnfun; tumblr

 
Niklaus L. Bălan
FONDA Ϟ Pervers malsain psychotique.


Black Moon
JE SUIS:
CAPACITES:
MEDISANCES:
MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   26/5/2010, 01:45

La silhouette frêle de la jeune fille était encore plus inquiétante vu de près, c’était peut-être trompeur, mais elle semblait vraiment jeune, à peine majeur. Qu’est qu’une fille ce son âge fichait là ? Drogue ou par pur plaisir ? Vitaly avait déjà croisé une prostituée, à vrai dire il ne l’avait pas su avant d’être au lit avec elle, là, devant sa manière de prendre les choses en main il s’était posé des questions. La demoiselle avait répondu sans complexe qu’elle était une prostituée et qu’elle aimait ça. Sur le moment, ça l’avait bloqué. Il n’aurait jamais imaginé avant de la rencontrer qu’on puisse faire ça parce qu’on aimait ça. Mais après tout, y’a bien des filles qui se font payé par les vampires pour que ceux-ci puissent leur sucer le sang, et volontairement qui plus est, c’est bien que les temps ont changé non ? A moins que ce n’était une des lois de ce monde qu’il avait préféré ignorer jusqu’à présent. Quoi qu’il en soit, il n’aurait su dire si c’était volontaire ou pas, elle affichait une mine légèrement arrogante, avec ces yeux à moitié vide, comme si elle avait grandit trop vite, qu’elle n’avait pas vraiment eut le temps de faire des bêtises et de s’amuser. Le chasseur avait déjà vu ce genre de regard, à commencer par dans la glace le matin. Il prit tout de même le temps de détailler la tenue de la jeune fille, un corset moulait parfaitement sa taille de guêpe laissant ses seins jaillir comme des fleurs prêtes à éclore. Elle était vraiment craquante comme ça, mais il n’était pas là pour ça, les affaires d’abord. C’est vrai que s’il l’avait croisé dans un bar ça aurait été différent, il l’aurait dragué à mort tout en la cuisinant. Mais là, ce n’était même pas amusant, ça n’allait pas être elle qui résisterait, déjà elle l’entraînait vers le lit, du type grand lit à baldaquin en fer forgé, avec des grosses tentures, ça collait parfaitement à l’ambiance luxure gothique de la bâtisse, mais lui qui devrait résister de toutes ses forces. Le jeu allait être inversé.

En moins de temps qu’il n’en faut pour dire ‘ôte tes mains de là’, elle l’avait déjà assis sur le lit. En un clin d’œil, elle fut sur lui, le dominant de sa hauteur ce qui n’était pas grand chose, la jeune femme commença son petit numéro de charme. Ca elle savait y faire, le chasseur sentait déjà la bosse se former contre le tissu de son pantalon, il sentait l’excitation monter en lui, son regard devenait plus trouble et il sentait son corps obéissant aux lois de la chair. Allait-il donc laisser la petite jouer avec lui comme s’il était un vulgaire engin qu’on actionne ? Il n’était pas là pour ça. Il n’avait pas besoin de payer pour coucher, il n’en avait jamais eut besoin, et même si elle était franchement craquante, sa fierté allait en prendre un coup s’il la laissait continuer. Pourtant, il la laissa presser ses seins contre lui, ne la repoussant pas, il recula son visage pour éviter d’avoir la généreuse poitrine juste sous son nez. Ce qui eut pour effet de le placer sur la ligne de tir du regard de la jeune femme qui croisa indubitablement le sien. Le chasseur se sentit encore plus désarmé devant ce regard qui semblait le dévorer. Il se dit qu’elle faisait vraiment bien son boulot ou alors qu’elle adorait vraiment ça. Et puis lorsqu’elle a basculé ses cheveux en arrière, il repris ses esprits. Elle le fixait peut-être aussi intensément pour une autre raison. Peut-être que les vampires faisait circuler son portrait robot. Non ça l’étonnerait, elle aurait déjà tenter de se débarrasser de lui à moins qu’elle ne l’occupait jusqu’à ce que les vampires. Mon vieux, tu deviens complètement paranoïaque. La jeune fille lui demanda son prénom. N’importe qui ici devait utiliser son pseudo, mais Vitaly utilisait toujours son vrai prénom, ce n’était que le nom de famille qui changeait mais personne ne donnait son nom de famille à une prostituée et elle n’avait pas besoin de le connaître. Il appuya son regard en répondant : « Vitaly. » fit-il seulement. A quoi bon faire semblant de ne pas connaître son prénom, l’hôtesse venait de sous entendre le contraire.

La question suivante désarçonna le jeune homme. Okay c’était une prostitué, mais à force de jouer les macho il ne savait même pas qu’une femme pouvait draguer aussi ouvertement. Ca l’étonna malgré lui. Mais ça voulait dire une chose aussi, qu’elle allait passer à la vitesse supérieure. S’il ne l’arrêtait pas maintenant après il ne pourra rien faire du tout, elle avait déjà réussit à lui donner la gaule, alors si ça continuait c’était évident que son corps parlerait de lui-même sans se préoccuper de moins de monde de ce que pensait son esprit. Le chasseur essaya de prendre une grande bouffé d’oxygène mais lorsqu’elle s’attaqua à sa fermeture éclair, il manqua d’étouffer. Elle allait faire de lui un simple jouet en quelques secondes s’il n’arrêtait pas ça tout de suite. Il avait la singulière impression qu’un petit ange posté sur son épaule était en train de l’engueuler. Elle était déjà en train de plonger sa main lorsqu’il prit sa décision et l’attrapa par le poignet avant qu’elle n’atteigne quoi que ce soit de fâcheux. Il lu l’étonnement dans ses yeux, quoi de plus normal ? Le jeune homme venait clairement de lui dire non, et avec son corps en plus, pas sa bouche. En général c’était mauvais signe au lit. Il s’éloigna d’elle pour mettre entre eux une distance respectueuse entre eux. Bon ça venait tard mais mieux vaut tard que jamais. Il hésita longtemps avant de plonger ses yeux dans ceux de la jeune femme, il avait peur de basculer à nouveau dans l’antre du désir mais rien qu’il ne lu dans ses yeux ne réactivait son désir. « Ce n’est pas que je ne veux pas, croyez moi vous êtes tout à fait charmante, mais je ne suis pas là pour ça. » fit-il sachant qu’il avait sortit la question intrigante. Elle ne devait pas entendre ça tout les jours.

_________________
DESPERADOS — Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité. Pour reprendre la main, jouer selon leur propres règles et forcer le destin
(c) Eden Memories

color=#564563
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
 
 
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   28/5/2010, 13:23

    Une fois à cheval sur ses genoux, elle ne détacha pas une seule fois son regard de l’homme qu’elle tenait entre ses cuisses. Collée à lui, elle sentit une érection se développer contre elle. Et contre toute attente, ce qui ne se produisait jamais quand elle travaillait, elle était excitée. Sentir cet homme séduisant durcir sous elle, avec cet expression interloqué, lui donnait envie d’aller plus loin, mais pour son plaisir. Jamais elle n’avait pensé que cela pourrait arriver dans ses conditions. Pourtant elle sentait ses poils se hérisser. Elle se frottait un peu plus contre lui. Autant en profiter. Mais la jeune femme était prise entre sa fièvre soudaine et l’étrangeté de la situation. Elle restait méfiante vis-à-vis de cet homme, visiblement pas un simple humain, qui venait faire appel à elle. Elle croisa son regard et elle vît de l’appréhension et de la chaleur dans ses yeux. Était-il mal à l’aise de la situation ? Il la désirait, cela ne faisait aucun doute, et la bosse grandissante dans son pantalon le prouvait. Mais on voyait une lueur de réticence dans son expression.

    Putain, il m’excitait le con. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’en avais envie. En temps normal, faire ça avait plutôt tendance à m’indifférer, au pire à me dégouter. Mais là, c’était inexplicablement différent. Il était sexy, et je ressentais tout de suite que ce n’était pas un client comme un autre, il n’était pas absent, mais sur ses gardes, et je le voulais. Mais qui c’est ce mec bordel ? Je voulais en savoir plus et il fallait qu’il soit en confiance, qu’il se sente bien. J’aimerais tellement lire ses pensées. C’est tellement plus simple quand c’est un simple mortel insignifiant en face. Enfin plutôt en dessous qu’en face.

    Elle avait détaché ses yeux une seconde et elle le laissait l’informer de son identité. « Vitaly » Ce nom ne lui disait rien. Elle avait beau fouiller sa mémoire, mais rien, il était bel et bien un inconnu, le mystère se faisait donc plus grand. Comment savoir si ce mec n’était pas envoyé par la blanche confrérie. Il était inutile pour la petite sorcière de paniquer. Elle devait simplement s’informer. C’était un médium a priori, mais il avait l’air si marginal. Mais il lui en fallait plus. De toute façon, il ne dirait probablement rien de plus si elle ne le prenait pas davantage sous son emprise. Elle devait impérativement passer à la vitesse supérieure. Et il eu un air plus que surpris une fois qu’elle l’invita à se déshabiller. Toujours sur lui, elle savait à présent qu’il n’était plus temps ni de jouer ni de réfléchir, mais d’agir concrètement. Elle saisissait déjà la fermeture éclair de son pantalon, en prenant bien soin de caresser l’érection qui n’attendait que de sortir. Bianca sentait son corps se réchauffer et approcha sa main en direction du sous vêtement du jeune homme, à présent seul obstacle à ce qui attendait visiblement avec impatience les bons soins de Bianca. Mais à peine l’avait-elle effleuré que son partenaire lui attrapa avec force le poignet et la repoussa. Mettant une distance suffisant pour que leurs deux corps ne se touchent plus.


« Ce n’est pas que je ne veux pas, croyez moi vous êtes tout à fait charmante, mais je ne suis pas là pour ça. »

  • La sorcière eu un hoquet de stupeur. Elle était choquée, troublée, offensée, dans tous les cas, elle n’appréciait pas du tout qu’on la repousse, et elle appréciait encore moins de l’entendre dire qu’il n’était pas là pour ça. Parce que si ce n’était pas pour le sexe c’est qu’il en avait surement après elle. Ses doutes étaient donc bien fondés. Elle lui lança un regard noir de colère.

    Quel gougeât, se laisser aller aussi loin et tout arrêter. Il voulait surement en profiter un peu avant de faire son sale boulot. Et merde !!! J’en étais sure, il est de la blanche confrérie et il vient m’attraper pour le pacte avec Lilith. Putain je fais quoi. Il a des pouvoirs aussi donc je peux pas faire n’importe quoi. Me rendre ? Impossible, il pourrait m’exécuter… Je le mériterais de toute façon, autant le laissait faire. Mourir n’est pas si terrible, il faudrait que j’ai quelque chose à perdre pour vouloir y échapper. Mais j’ai déjà tout perdu. A quoi bon.

    La jeune femme eu un soupire et ses yeux brillants de larmes étaient sur le point de déborder. Elle étouffa un gémissement et s’assoit sur le lit, prête à attendre sa sentence. Elle ne voulait plus le regarder. Et s’obstina à regarder le sol. Se sentant autant stupide d’avoir espéré passer un agréable moment que d’abandonner toute résistance.

C’est d’accord.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
 
DEAD LIKE ME

SIGNALEMENT : Batard dégénéré destructeur d'innocence.
HABILITIES : Nécromancie, traditions gitanes, vagabonds sujet à la possession.
OFFICE : Nécromant, il a une petite clientèle et ne désire pas plus. Arrondis ses fins de mois en jouant au faussaire d'artéfacte et de grimoires. Il vent également son sang sur le marché noir.
SERENADE : ULVER - Darling didn't we kill you? | Hellraiser main theme


INFORMATIONS CONFIDENTIELLES
SOBRIQUET : Eden Memories
MISSIVES : 1920
ACTE DE PROPRIETE : Twixnfun; tumblr

 
Niklaus L. Bălan
FONDA Ϟ Pervers malsain psychotique.


Black Moon
JE SUIS:
CAPACITES:
MEDISANCES:
MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   1/6/2010, 03:34

Difficile de voir un visage aussi crispé que celui de la jeune femme. Apparemment, elle n’appréciait pas qu’il l’ai interrompu en pleine action. Le fait est c’était blessant de l’avoir arrêter ainsi, si elle avait été sa maitresse, ça aurait été carrément grossier, mais elle était une prostitué et honnêtement il n’avait pas l’intention de coucher avec elle. Primo, elle était une prostitué et il n’avait jamais payé pour avoir une femme, et il comptait à ne jamais avoir à le faire. Secondo, il savait qu’elle traînait avec des vampires, se faisait-elle payé également avec des vampires ? il l’ignorait mais dans le doute il ne la laisserait pas aller plus loin. L’image de la voir avec des vampires la mordant, la léchant et usant de ses charmes, était tout simplement dégoûtante pour le chasseur. Il chassa cette image loin de lui, mais elle avait suffit à faire redescendre sa tension. La bosse était toujours là, mais il était à présent maître de ses pensées, ce n’était plus son excitation sexuelle qui parlait. Tant mieux. Le problème, c’est qu’elle serait capable de la faire remonter en un clin d’œil, car cette fille était douée, plus que douée à dire vrai. Même si pour l’instant, elle était vexé. Le pire c’est qu’elle le cachait même pas. Si ses yeux avaient été capable de tuer, Vitaly baignerait dans son sang à l’heure qu’il est. Il était loin de s’imaginer qu’une prostituée pouvait se vexer aussi facilement parce qu’il l’avait interrompu, il se serait plutôt imaginé qu’elle serait soulagée. Visiblement il ne parvenait pas à la cernée, peut-être qu’elle prenait vraiment du plaisir à faire ce boulot. Evidemment que ça embêtait le chasseur de ne pas arriver à la comprendre, il se méfiait des gens qu’il ne parvenait à déchiffrer, parce que ça voulait dire qu’il avait des informations manquantes, et les mystères ne sont jamais bon. Ce n’est pas que le chasseur n’aimait pas les surprises mais dans le cadre de son boulot il préférait savoir toutes les données avant de s’engager sur une piste. Il devrait se montrer méfiant. Peut-être que la partie n’allait pas se jouer aussi facilement qu’il se l’imaginait.

« Ca va sans doute vous étonner, mais je vous ai suivit. » fit-il d’une voix lente. Il s’attendait plus ou moins à qu’elle ai une réaction offusquée. N’importe qui serait offusqué en entendant ce genre de chose. Parce qu’en général on ne suit pas les gens et on ne le dit encore moins de manière aussi direct, à moins de soupçonner sa petite amie de vous tromper. Le jeune homme observa la jeune fille. Elle était vraiment séduisante, il aurait vraiment pu craquer pour elle en d’autres circonstances mais les choses étaient ainsi faites, il ne la draguerait pas, il se contenterait de la menacer pour obtenir ce qu’il voulait. Au lieu de coucher avec elle, de profiter de ce corps fragile mais qui semblait fait pour s’adonner à la luxure, il allait passer la nuit à essayer de tirer d’elle des informations. Parfois il détestait son boulot, comme ce soir, où il aurait pu profiter de ce délicieux corps, de cette fille qui avait su éveillé si bien le désir en lui, en quelques gestes, mais à cause de son boulot il n’en ferait rien. C’était frustrant. Mais il lui suffisait de ce concentrer. D’oublier le désir furieux qui le saisissait pour se concentrer sur ce qu’il voulait obtenir. Elle avait probablement des informations intéressantes. Probablement car il ignorait quelles étaient ses relations exactes avec les vampires. Peu importait, s’il trouvait un moyen de pression sur elle, il pourrait la forcer à obtenir plus d’informations. La forcer à jouer les espionnes juste pour lui. Qui a dit qu’il aimait les choses faciles, au contraire, plus le défi semblait corsé plus c’était intéressant. « Vous avez quelque chose qui m’intéresse. » continua le vampire, il prit tout son temps avant d’ajouter : « Ce sont vos relations avec les vampires qui ont éveillé mon intérêt. »

Il se doutait qu’elle ne s’attendait pas vraiment à ce type de réponse, mais lui ne s’attendait pas non plus à avoir affaire à une sorcière. Plus ses émotions montaient en intensité, plus la tension magique contenue dans la chambre montait. Le chasseur n’aimait pas utiliser ses dons particulier, mais là, il n’avait pas le choix, la tension était telle qu’il avait la sensation d’étouffer. Elle était une sorcière. Ca ne lui donnait aucune indication sur sa puissance, il pouvait sentir la magie s’échapper d’elle à vu d’œil et se concentrer dans la chambre, mais ça ne signifiait qu’un manque de contrôle. C’était peut-être une donnée importante qu’il avait ignoré jusqu’à présent parce qu’elle avait opéré sur lui ses charmes le rendant incapable de se concentrer suffisamment pour comprendre ce qu’il se passait. Et si lorsqu’il avait interrompu son geste ce n’était pas parce qu’elle était blessé qu’elle s’était crispée ainsi mais parce qu’elle ne parvenait pas à lui lancer un sort ? Il ignorait si elle pouvait lancer un sort sur lui, rare sont les sorciers à pouvoir le faire sans qu’il ne s’en rende compte. Le fait est qu’il se sentait à présent comme un idiot. Une sorcière. Il était tombé dans le panneau. Affronter une sorcière était la dernière chose qu’il souhaitait, sans arme, seul son tatouage le protègerait de sa magie, et il savait que c’était limité comme protection. Mais une chose était sûre, elle ne faisait pas partie de la confrérie, il l’aurait su sinon. Il allait lui falloir se montrer méfiant s’il ne voulait pas risqué inutilement sa peau.

_________________
DESPERADOS — Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité. Pour reprendre la main, jouer selon leur propres règles et forcer le destin
(c) Eden Memories

color=#564563
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
 
 
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   8/6/2010, 22:03

    Aussi stupide que cela pouvait paraître, je me sentais particulièrement stupide de m’être laissé avoir. De l’avoir sous estimer. Comment ce genre d’homme aurait pu vouloir de moi, une prostituée. Certes j’avais un charme certains et mes dons d’inquisitrice n’y était pas pour rien. Mais là j’avais baissé ma garde. Et je m’étais fait avoir. Il allait surement m’emmener face à la confrérie où je serais jugée et peut-être tuée… C’était injuste en quelques sortes parce que je ne faisais de mal à personne, mise à part les clients spéciaux de Lilith, qui n’étaient en général pas des enfants de chœurs. Je ne comprenais tout de même pas son comportement. Il n’y avait rien d’hostile dans son regard. En faite je n’étais pas capable de déterminer la façon dont il me regardait en dehors d’une pointe de désir. J e ne savais plus quoi faire face à lui et j’étais sur le point de baisser les bras. De toutes façons il ne me restait quasiment plus d’espoir et j’étais simplement trop choquée pour avoir la moindre parcelle de réaction. Je baissais la tête, mon visage dans mes mains, et je me tortillais, sans cesse, puis j’essayais d’affronter son regard, il se concentrait, à quoi. Je n’arrêtais pas de me toucher les cheveux, mal à l’aise.


"Ca va sans doute vous étonner, mais je vous ai suivit."

    Oh non plus rien ne pouvait m’étonnait au point ou l’on en était. Mais malgré tout je ne trouvais toujours pas de sens à son comportement si étrange. Il m’avait, main mise sur moi, et pourtant il ne m’avait toujours pas attachée, ni appelait ses partenaires. Ce n’était pas comme ça que l’on procède lorsqu’on capture un criminel ? J’étais totalement désappointée. Entre la colère, l’instinct de survie, la négation, la résignation, et ce désir encore bien trop présent. La tension qui régnait dans la pièce était insoutenable, j’étais prise entre mon envie de lui sauter à la gorge et celle de lui arracher ses vêtements. Je réfléchissais à toute vitesse, ne sachant ni quoi dire ni quoi faire… tenter de le séduire ? Je n’eu pas le temps de me décider, il prenait à nouveau la parole, et m’annonça la raison réelle de sa visite.

    J’étais totalement abasourdie. Ce type s’intéressait à mes relations avec les vampires ? C’était une blague ? Ce type osait il vraiment me dire qu’il venait me voir pour mes fréquentations. Impossible. A quoi pensait-il en venant me voir moi, en quoi pouvais-je l’aider et surtout pourquoi moi ? Je sentais que mon désir pour lui emplissait un peu plus ma colère, mais elle était différente, je n’avais plus peur. Mes sentiments contradictoire s’amplifiaient et je sentais la magie fuser en moi, j’étais sur le point d’exploser, je n’étais plus perdue, j’étais totalement ailleurs. Et puis les nerfs ont lâché, et j’ai explosé de rire. Un fou rire, horrible, terrifiant, incontrôlable. Je ne trouvais pas ça drôle, mais risible. Je pensais être sur le point de mourir et cet inconnu en voulait après mes relations, c’était insensé. Je ne faisais même plus attention à lui et à son expression. Je me contentais de rire. Je commençais à m’étouffer et un point de douleur me lançait au niveau des côtes.


Bon reprenons depuis le début, vous m’avez suivi et vous êtes venu jusqu’ici, vous avez mis 5 minutes à vous décider de me dire que vous étiez venu me voir, moi, pour mes relations avec les vampires… Et c’est tout ? Vous voulez quoi exactement ? Non parce que je me pose la question maintenant, qu’est qu’un médium voudrait apprendre d’une vulgaire prostituée… Vous vous la jouez séducteur pour me dire ça ? Et qu’est ce qui vous fait pensez que je vous aiderais ?

    Il n’était pas utile de nier que je fréquentais des vampires, beaucoup de personnes étaient déjà au courant et m’avait vu au guilty et au croq’mitaine. De plus je ne me cachais pas et n’en voyais aucunes raisons, j’assumais parfaitement mes fréquentations… Une zone d’ombre restait en suspens, que voulait-il vraiment de moi. Je pouvais aussi tenter de l’occuper. Après tout je savais user de mes charmes et ca m’amuserais beaucoup de voir son seuil de tolérance au désir. Je m’approchais donc de lui, pas à pas, tout en dégrafant mon corset, il ne me restait, que mes gants, mes bas, un tanga et mes escarpins, le haut de mon corps nu, je diminuais la proximité, jusqu’à me coller à lui, peut-être trop occupé par ses pensées pour me repousser, il ne bougeait plus, du moins pour l’instant, et je revenais me coller à lui de façon aguichante. Je refusais de le laisser faire ce qu’il veut, j’étais dans ma chambre (celle du Lilith) donc sur mon terrain et mon petit jeu deviendra surement très intéressant. Une fois contre lui, mes bras l’entourèrent et le serrèrent.


On pourrait aussi tout de suite passer aux choses sérieuses et ne pas perdre notre temps…

    Oui, il fallait que je sorte cette idée de sa tète, car premièrement ça ne le mènerait puisqu’il étais hors de questions que je lui serve une quelconque information sur les vampires, d’autant plus que cela voudrais dire en venir à parler de Sévastian et c’était tout simplement non négociable, deuxièmement parce que ce pourrait lui faire oublier qui je suis et ma peur qu’il m’embarque, et donc échapper à une dénonciation, troisièmement je ressentais une certaine frustration de son rejet, non volontaire, et je comptais bien régler ce léger détail. J’étais une sorcière et ma réputation d’ensorceleuse je ne l’avais pas volé. Donc je comptais tout simplement faire ce pour quoi un homme passe cette porte en temps normal, à une différence près, cette fois j’avais tout intérêt à réussir, car ce n’était pas n’importe quel homme. Et son envie ne trompait pas. Son moment de lucidité pouvait passer en un clin d’œil, c’était bien mon but. Je n’étais pas une fille de Lilith pour rien. Il était là pour bosser, certes, moi aussi, l’un n’empêche pas l’autre.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
 
DEAD LIKE ME

SIGNALEMENT : Batard dégénéré destructeur d'innocence.
HABILITIES : Nécromancie, traditions gitanes, vagabonds sujet à la possession.
OFFICE : Nécromant, il a une petite clientèle et ne désire pas plus. Arrondis ses fins de mois en jouant au faussaire d'artéfacte et de grimoires. Il vent également son sang sur le marché noir.
SERENADE : ULVER - Darling didn't we kill you? | Hellraiser main theme


INFORMATIONS CONFIDENTIELLES
SOBRIQUET : Eden Memories
MISSIVES : 1920
ACTE DE PROPRIETE : Twixnfun; tumblr

 
Niklaus L. Bălan
FONDA Ϟ Pervers malsain psychotique.


Black Moon
JE SUIS:
CAPACITES:
MEDISANCES:
MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   11/6/2010, 14:38

La magie emplissait la pièce au point que le chasseur avait du mal à respirer, c’était comme si on voulait le chasser d’ici, comme s’il n’était pas le bienvenue. S’il avait été un humain normal, il se serait enfuit en courant mais sans savoir pourquoi. Les humains ne peuvent pas sentir la présence de magie, ils ne peuvent que constater des conséquences et bien souvent ne comprenne ce qu’il s’est réellement passé que lorsqu’on le leur dit. Si vous voulez savoir si c’était de vraie sorcière qui ont été brûlées sur des bûchers, je vous répondrais que pas forcément. L’église avait des moyens de reconnaître une sorcière, elle le détient toujours d’ailleurs, mais elle n’a plus aucun pouvoir aujourd’hui. Hormis quelques chasseurs qu’elle forme, l’église n’a plus les moyens de lutter contre les sorciers, elle se contente donc de combattre du mieux qu’elle peut les vampires et les cas de possession par des démons, ça lui donne déjà suffisamment de travail. A l’époque, l’Eglise était bien plus puissante. Mais elle n’a pas pu lutter contre la suspicion, et beaucoup de simples humains sont morts juste parce qu’on ne les aimait pas, ou parce qu’ils n’étaient pas comme les autres. Un humain est techniquement incapable de reconnaître un sorcier. Il n’y a que les médiums qui en sont capables. Ils peuvent sentir la magie autour d’eux même s’ils ne sont pas en mesure de la contrôler ou de la manipuler, la seule chose qu’ils peuvent espérer faire c’est l’empêcher de les manipuler, mais ça ne marche pas à tout les coups. Le chasseur connaissait tout particulièrement la magie, il avait été éduqué par la confrérie, il était un gardien, sensé éliminer les sorciers qui ont tourné mal, ou les ramener à la Confrérie, disons simplement qu’il joue les flics avec permis de tuer. Personne ne va faire un procès à la Confrérie parce qu’un de ses gardiens a buté un sorcier qui avait commencé à jouer les Lex Luthor. Il était en mesure de savoir si cette magie était puissante ou non, si elle lui voulait du mal ou non, mais tout ce qu’il voyait à présent c’est qu’elle reprenait peu à peu le contrôle.

Apparemment ce qu’il venait de lui dire était très marrant. On dit que le rire permet de guérir bien des maux. Là en l’occurrence, le chasseur pu constater son efficacité. Lorsqu’elle le fixa d’un air étrange, comme si elle hésitait entre la colère et l’exaspération, la jeune femme bascula soudainement dans un fou rire incontrôlable. Peu à peu, la magie revint en elle, c’était comme si elle avait fermé le robinet. Le chasseur se sentit soulagé. Il savait de quoi était capable un sorcier en colère. Mais ceux qu’il craignait le plus était ceux qui ne contrôlait plus rien, laissant la colère les guider, ils ne maîtrisait alors plus du tout leur pouvoir. Généralement les sorciers voulant rapidement du pouvoir avait la fâcheuse habitude de compter sur leur puissance, et ne tentait même pas de maîtriser leur magie. Le Gardien savait qu’une magie contrôlée était plus redoutable qu’une plus puissante mais hors de contrôle, cependant quand on n’a aucun pouvoir offensif, et qu’on doit se contenter des armes habituelles, on préfère nettement un pouvoir sous contrôle, croyez moi. Et le chasseur savait de quoi il parlait, il ne contrôlait absolument pas son propre pouvoir. Le rire empli la pièce tandis que la magie se dissipait. Malgré tout, il ne comprenait pas pourquoi elle trouvait cela si drôle, il ne put s’empêcher de se sentir soulagé. Visiblement elle ne le prenait pas au sérieux. Et il savait que lorsqu’on le sous-estimait, il avait déjà gagné une manche. Sauf que là, il ne comptait pas la combattre, à vrai dire, s’il pouvait l’éviter il en serait plus heureux. Il voulait la menacer, aussi qu’elle ne le prenne pas au sérieux posait un léger problème.

« Tu ne devrais pas rire ainsi… » commença-t-il avec une voix plus lourde. S’il y avait eut de la séduction dans sa voix, s’il avait pu laisser paraître qu’il n’était qu’un homme, tout cela avait maintenant disparu pour laisser place à une voix dure, lourde de sens. La menace était sous jasante dans la manière qu’il avait de prononcer les mots, le ton qu’il employait, dans les silences qu’il laissait. La jeune femme ignora la menace dans sa voix, elle agissa comme elle devait agir la plupart du temps. Il avait oublié une donnée, elle était prostituée, des types menaçants ou violents elle devait en voir tous les jours, et elle savait comment réagir, en fait, elle devait réagir toujours de la même manière. Bon sang, il venait de lui dire qu’il s’intéressait à ses relations avec les vampires, elle venait de lâcher suffisamment de pouvoir pour qu’il choisisse l’option combat, s’il avait été plus jeune, il ne lui aurait pas laisser le temps de se reprendre, devant tant de pouvoir, il aurait attaqué, et malgré tout ça, elle réagissait de la seule manière qu’elle connaissait, elle utilisait ses charmes. Le chasseur ne la comprenait pas. Il était même assez surpris pour la laisser faire. Pour peu, il aurait eut la bouche ouverte, de surprise, mais il était suffisamment habitué aux femmes pour avoir le soin de ne pas prendre un air totalement stupide. Elle recommença son manège, prête à lui donner un orgasme, se penchant vers lui dans une attitude trop provocante pour être vraiment charmante. Elle l’entoura de ses bras avant de roucouler qu’ils devraient passer aux choses sérieuses. Bon sang ! Le chasseur ne devrait pas la laisser faire. La bosse dans son pantalon revint à la vitesse grand V, il avait envie d’elle, son corps avait besoin de la pénétrer, c’était une réaction purement biologique. Il n’était pas habitué à ce que les gens réagissent ainsi. Mais il était tout de même capable de se contenir. Reprenant ses esprits, il se dégagea de cette étreinte. Il dénoua ces bras, et la maintient loin de lui en lui tenant fermement les poignets.

« Si je m’intéresse à tes relations avec les vampires, c’est parce que j’ai un contrat. » Libérant une de ses mains, il entoura de sa main gauche les deux poignets d’une finesse suffisante pour permettre ce genre d’opération. De sa main droite, il repoussa sa veste suffisamment pour qu’elle voit l’éclat de son browning, la crosse brillante car elle était en argent, une croix était gravée dessus. L’arme était dans un holster, fermé, ce n’était donc pas une menace directement contre elle, mais la vision d’une arme était toujours assez impressionnante, rare sont les gens qui réagissent comme si c’était normal. Elle ne pouvait ignorer l’étrange brillance de la cross, ni la croix qui sous cet éclairage ressortait assez bien. Le chasseur savait que montrer son arme était plus efficace qu’expliquer qu’il chassait et traquait les vampires. Et puis sur un malentendu les gens le prenait pour un exécuteur légal envoyé par l’Etat. La plupart du temps il jouait la dessus. Au cas où, il avait toute une série de mensonge bien ficelé pour qu’on ne pose pas trop de question et surtout pour que personne n’appelle les flics. La demoiselle était une prostituée et pas n’importe où, dans une maison close connue pour les choses étranges qui s’y passe, il y avait peu de chance qu’elle appelle les flics, mais on n’est jamais trop prudent. C’était curieux de songer à tout cela maintenant, mais c’était une réaction automatique, il était recherché par pas mal de police, il devait se montrer prudent. « Alors tu vas arrêter tes conneries et tu vas m’écouter bien gentiment. » avait-il dit d’une voix moins dure et plus paternaliste, mais le ton restait lourd et plein de menace.

Le chasseur évalua la situation rapidement. Maintenant qu’il avait réussit à la maîtriser, qu’il ne régnait plus cette ambiance chargée de magie, il pouvait enfin réfléchir à ce qui se passait. Elle avait paniqué au début. Pourtant il ne lui avait donné aucune raison de paniquer. Pas au point de perdre le contrôle et laisser la magie s’échapper, pas à ce point là. Et lorsqu’il lui avait donné toutes les raisons de paniqué, elle avait repris le contrôle. Elle avait rit. On ne rit pas lorsqu’on se sent en danger. Soit elle possédait beaucoup de sang froid, soit elle cachait quelque chose. Le chasseur savait que c’était l’option deux. Les réactions de la jeune femme laissait penser qu’elle avait cru quelque chose au début, elle avait eut peur de lui sans qu’il n’ai rien laissé paraître, elle n’avait pas encore vu son arme et n’avait aucune raison de songer qu’il était armé. Malgré la proximité qu’ils avaient eut plus tôt, là où il rangeait son arme n’était pas vraiment une zone érogène. Alors pourquoi avait-elle eut peur ? Pourquoi quand elle avait apprit la raison de sa venue s’était-elle sentie soulagée ? Parce qu’elle pensait qu’il était là pour une autre raison. Elle n’avait rien dit qui pourrait lui offrir une piste. Etait-elle recherché par la police ? Non c’était stupide… pourtant… quelque chose lui disait qu’elle avait peur de quelqu’un ou de quelque chose. Peut-être que ce n’était pas la police… quoi qu’il en soit ça n’avait aucun rapport avec les vampires. Mais le chasseur savait qu’il lui faudrait trouver ce que c’était. Il avait besoin de cette information.

_________________
DESPERADOS — Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité. Pour reprendre la main, jouer selon leur propres règles et forcer le destin
(c) Eden Memories

color=#564563
Revenir en haut Aller en bas
 
 
 
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Reverse of Shade ft. Bianca   

Revenir en haut Aller en bas
 

Reverse of Shade ft. Bianca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Présentation : Pierre, papa de Shade
» Glaze et Shade
» Reverse Flash v Flash: Round I [Barry Allen]
» Reverse Mountain
» Fiche technique de Shade

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DRAG ME TO HELL ::  :: Never Forget-