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 If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.

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SECRET DE CONFESSION

SIGNALEMENT : le démon qui gouverne les ombres de cette ville.
HABILITIES : Thaumaturgie - La main de destruction ; capacité à voir le monde des esprits, sentir la mort.
OFFICE : Chef de la mafia Italienne avec sa soeur jumelle.
SERENADE : I'm Shipping Up To Boston - Dropkick Murphys


INFORMATIONS CONFIDENTIELLES
SOBRIQUET : Eden Memories ; Flan coco ; Pâte à choux ; La drag-queen
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ACTE DE PROPRIETE : Eden Memoires; tumblr

I’m gonna make him an offer he can’t refuse. LE PARRAIN
 
Lucian A. Corleone
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MessageSujet: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   11/5/2010, 16:37

« If you want blood you've got it »

© Blakeley B ; Olluya
ft. Camille Léandres


    La puissante voix de Alessandro résonnait dans le bar à vampire, c’était sa chanson la plus connue, elle avait été diffusée sur les ondes pendant 6 semaines d’affilées, avaient fait les plus grosses ventes du mois de décembre et en ce moment, elle passait dans le seul bar à vampire de la ville. Le vampire écoutait avec attention la musique, n’ayant pratiquement plus conscience de la jeune fille aux longs cheveux blonds qui s’était allongée sur lui, sa tête reposant au creux des épaules du vampire, la nuque dégagée avec une trace de morsure encore fraîche qui devait dater de quelques minutes tout au plus, tout ce qui l’intéressait c’était de savoir si cet arrangement était aussi bon qu’on le prétendait. Les critiques avaient toutes été unanimes : brillant, révolutionnaire, très rock’n’roll, mais personne ne semblait avoir remarqué que ce morceau manquait d’un petit quelque chose qu’il était trop commercial, malgré son rythme envoûtant, Alessandro le trouvait bancale. Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait continué à travailler sur ce morceau avant de le sortir dans les bacs. Mais bien évidemment ça ne tenait pas seulement qu’à lui. Il y avait le producteur qui avait décidé que décembre serait parfait pour la sortie du second album. Et puis il y avait le contact qui l’obligeait à sortir son album avant la fin de l’année. Les dates de concert avait été programmé avant même que l’album ne soit terminé, tout était programmé, verrouillé, impossible de changer quoi que ce soit. Alessandro s’était senti piégé comme un vulgaire pantin. Quelle douce vengeance d’avoir fait de la fille de son producteur une mordue. Ce n’était pas difficile, elle était déjà une de ses groupies, et il n’avait eu qu’à l’entraîner au Croquemitaine et jouir du spectacle de voir d’autres vampires lui sucer les veines même si c’était toujours après lui qu’elle en avait, ce n’était que ses crocs à lui qu’elle désirait. « Ma chère, je ne peux vous garder pour moi tout seul, voyez mon ami là-bas, cela fait si longtemps qu’il n’a pas bu à une gorge aussi douce que la vôtre. Je vous prie de m’aider à le raisonner, offrez lui votre gorge, il ne pourra refuser. » C’était machiavélique à souhait. Le vampire avait observé avec délice la jeune fille marcher d’un pas hésitant sur le vampire aux yeux dorés, se retourner vers lui pour chercher son regard, son réconfort, qu’il lui avait donné volontiers : « continue mon enfant. » s’était-il contenté de murmurer assez fort pour qu’elle l’entende. Et le vampire aux yeux dorés avait plongé avec délice ses crocs dans la nuque dénudée de la jeune fille trop naïve. Elle ignorait que Alessandro avait pris une vidéo avec son portable, le lendemain elle se trouvait déjà sur youtube. Elle n’avait jamais su que c’était lui. Ce qui expliquait pourquoi elle était ce soir dans ses bras, cherchant son plaisir dans les morsures que lui infligeait le vampire rockeur.

    Redressant sa tête, le vampire observa la nuque dévoilée, repoussant les quelques mèches blondes qui s’étaient accrochées au sang qui commençait déjà à coaguler. La trace de croc était parfaitement évidente. Même un foulard ne parviendrait à masquer une telle marque. S’il ne faisait rien, elle allait avoir un bleu parce qu’il ne s’y était pas vraiment prit avec délicatesse pour la mordre, et elle aurait une belle cicatrice. La plupart des mordus sont fiers d’afficher leurs morsures, surtout dans un bar à vampire, mais elle était mineur, et elle devrait masquer ses traces si elle ne voulait pas que les services sociaux l’enlève à son père. Alessandro lui-même pourrait avoir des soucis avec la loi, mais il savait qu’elle masquerait ces traces, qu’elle s’appliquerait à mettre du fond de teint dessus et qu’elle porterait un col roulé même avec ce 27° qu’affichait le thermomètre à la tombée de la nuit. Et dire qu’il pourrait refermer la plaie avec une seule goutte de son sang, effacer toute trace de morsure, mais il ne le ferait pas. Il prenait un plaisir pervers à l’idée de lui rendre la vie plus difficile, à l’idée de la marquée comme si elle lui appartenait. La jeune femme gémit contre lui. Il venait de commencer à la caresser, juste au niveau du bas ventre pour exciter la jeune demoiselle. Elle ne demandait que ça évidemment comme toutes les jeunes filles de son âge, elle ne songeait qu’à cela. Mais pour avoir plongé dans ses pensées à plusieurs reprises, il savait que jamais un homme n’avait rompu le charme délicat de la virginité. Et il ne serait pas le premier. Ce qu’il voulait, c’était son sang, prendre sa revanche aussi, mais surtout son sang capiteux et si délicieux, celui des vierges était plus fleuri, plus exquis encore. Un vrai délice. La sentant prête à lui céder n’importe quoi, il la souleva avec facilité pour la placer à côté de lui. Plus délicatement encore, il se pencha sur elles, léchant son cou, descendant vers la naissance de ses seins tandis que sa main caressait sa joue et l’autre main libre la tenait par la taille. Frémissante, elle ne faisait aucun bruit et pourtant tout son corps semblait gémir de plaisir. Il la sentait prête à exploser de toute sorte de délicieuses sensations que son jeune âge et sa timidité devait décuplé. Il fut jaloux durant quelques instants de tout ce plaisir qu’elle pouvait ressentir et qu’il ne pouvait qu’imaginer. Plongeant sous le sein droit de la jeune fille, il ouvrit sa bouche, dévoilant ses crocs acérés et la mordit, doucement puis plus fort, transperçant le tissu, déchirant le petit top noir qu’elle portait, et lui suça à nouveau le sang. C’était comme entendre des sirènes l’appeler lorsqu’il buvait cet élixir si fabuleux, la bête en lui exigeait plus, demandait la mort de la jeune fille, et s’il ne se montrait pas méfiant, cela pourrait très bien arriver. Heureusement, il savait depuis longtemps maîtriser sa soif et ses instincts démoniaque. Mettant fin au supplice de la jeune fille qui se tordait de plaisir sous son éteinte, il se releva et s’essuya ses lèvres ensanglantées.

    C’était dans une alcôve qu’il s’était installé pour profiter de l’intimité que procurait ce genre d’espace. A priori, personne ne faisait vraiment attention à eux, mais Alessandro connaissait très bien les serveurs de l’endroit puisqu’il appartenait à son frère. Il fit donc un signe de main à une jolie serveuse afin qu’elle leur apporte quelque chose. Un verre de vin blanc pour la demoiselle humaine et une bouteille de True Blood pour lui. La serveuse disparue et dans le champs de vision du vampire apparue une silhouette familière. Cela faisait des siècles qu’il ne l’avait plus vu, mais à cet instant, il la reconnu en un éclair. Elle était de celle qu’on n’oublie pas. Pourtant, elle l’avait bien oublié lui. Il savait que Camille avait fait la sourde oreille, aucun vampire aussi friand de la vie mondaine n’aurait pu ignorer bien longtemps qu’il la cherchait. Elle si. Ce n’était pas un hasard. Avec elle, rien n’était du ressort du hasard. Il aurait dû ressentir de la rancœur mais au lieu de cela, il voulait savoir ce qu’elle avait fait durant tout ce temps, il voulait savoir où elle logeait à présent, si elle était seule ou si elle avait un compagnon. Malgré tout ce qu’elle lui avait fait, il ne pouvait ignorer les sentiments qu’il ressentait encore envers elle. C’était curieux, parce que ce n’était absolument pas le même type de sentiment que ceux qui le liait à Orphée. Camille l’avait envoûté dès leur première rencontre, et Alessandro n’avait jamais totalement réussit à échapper à cette attraction. Etait-ce de l’amour ? Il n’en savait rien, en tout cas, s’il avait été humain son cœur se serait probablement emballé à la vitesse d’un galop. Soudainement, il se sentait fiévreux et nerveux, comme un adolescent. Ca ne lui ressemblait pas, c’était Camille qui provoquait ça chez lui.

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Dieu ne m’a pas attaché au bas ventre un petit pieu prompt à faire son devoir, un coït rapide comme une fusillade, mais un membre chaud et doux, acide et mollement rigide, qui est l’esclave de son énormité et dont je suis l’esclave. PIER PAOLO PASSOLINI

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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   11/5/2010, 19:43


La nuit tombait lentement sur les bâtiments de Sheverport, plongeant progressivement les ruelles dans une pénombre qui ne serait bientôt que ténèbres et ouvrirait les portes du tumulte nocturne qui embrasait toutes villes depuis la révélation. L'air frais de la nuit tombante vint s'engouffrer par la fenêtre ouverte du grand appartement de Camille faisant voleter doucement l'une des mèches de sa longue chevelure brune qui c'était échappée de la queue de cheval qu'elle arborait pour venir caresser la courbe saillante de sa pommette pâle. La vampire n'y prêta guère attention tant elle était subjuguée par le portrait qui se dessinait avec douceur sous ses coups de pinceaux expérimentés. L'œuvre représentait une femme splendide aux cheveux flamboyants, alanguie d'une façon délicieusement provocatrice sur un sofa de satin écarlate. Au fur et à mesure que la silhouette dessinée se faisait plus nette et que les accords chaud d'un rideau ocre drapé le long du corps de satin de la protagoniste faisait ressortir avec force les prunelles azures de la vampire représentée Camille se sentit replongée dans l'époque exaltante où Victoria avait fait d'elle sa compagne de voyage. Ensembles elles avaient traversé le monde, les sept mers et les cinq océans. La rousse l'avait entraîné jusqu'aux confins du monde, à Madagascar dans les endroits les plus reculés, peuplés d'indigènes qui les avait craintes et vénérées comme des déesses. Elle l'avait conduite jusque dans le tumulte des plus grandes villes ou la fête jamais ne cesse, des cabarets de Paris aux boudoirs anglais en passant par les soirées chaudes du carnaval de Rio. Elle lui avait fait découvrir un monde d'exotisme aux saveurs si diverses qu'elles font tourbillonner vos sens tant et si bien que la tête vous en tourne. Qu'il s'agisse des saveurs colorées de l'Inde, de l'épice des Antilles, de l'immensité asiatique ou encore des splendeurs enneigées du Nord, tous les jours qu'elle avait partagé avec son mentor n'avaient été qu'une dansante succession de plaisirs et d'émerveillements.

Ces souvenirs lui semblaient si lointains à présent, d'autant plus que la rousse était repartie à la conquête de ce nouveau monde que lui offrait la révélation, laissant Camille derrière elle. Bien sûr l'ancienne vampire avait proposé à sa protégée de la suivre dans ses nouvelles aventures où le goût du sang frais des hommes se mêle à la luxure d'une vie de plaisirs et d'orgies. Et sans aucun doute avait elle été déçue du refus de son amie de participer une fois encore à l'exaltante expérience que ce voyage délivrait. Mais à l'époque la brunette n'avait pas souhaité se laisser entrainer à nouveau par ce tourbillon aussi volubile qu'enivrant et lui avait préféré quelques années de calme et de sédentarisation pour mettre enfin en hiatus définitif le tumulte de son cœur et se consacrer avec passion à son art. Sheverport avait été son point d'ancrage et depuis près d'un mois qu'elle y était maintenant établie c'était à peine si elle avait mis le nez dehors. Par pure nécessité lorsque l'appel du sang c'était fait trop intense elle n'avait pu se brider indéfiniment et s'en était allée en chasse de chair fraîche pour satisfaire sa faim. Mais à part ces rares et brèves sorties, la seule autre raison qui avait amené Camille à poussé a porte de chez elle avait été ses nouvelles obligations envers Lorenzo, et encore, son assiduité aux réunions avait été loin d'être exemplaire, mais elle ne pouvait s'empêcher de profiter encore aujourd'hui du fait que son Infant ne puisse lui tenir longtemps rigueur de son comportement, quel qu'il fut. Cela ne lui ressemblait pas vraiment d'avoir ainsi laissé derrière elle son amour pour les sorties et mondanités en tout genre et même Lorenzo lui avait fait la remarque de ce soudain ermitage bien surprenant de sa part. Sans doute Victoria na l'aurait jamais laissé s'enfermer comme cela sans sa solitude et l'aurait trainé de force dans des bordels ou lieu de vices en tous genres pour réanimer en elle cette flamme festive. Non pas que la brunette soit devenue particulièrement solitaire, mais peut être avait elle eu simplement besoin de ce recentrer quelques temps, loin du bruit et des gens.

Délaissant son tableau à présent terminé la demoiselle se leva gracieusement et déambula jusque dans son salon à la recherche de son paquet de cigarettes. Fumer était une habitude qu'elle avait prise et dont elle profitait toujours avec délectation. S'asseyant sur le canapé de brun cuir en portant gracieusement à ses lèvres le tabac allumé ses yeux se posèrent sur une petite carte posée en équilibre contre son cendrier de cristal. Du bout de ses doigts fins elle s'en saisit avec agilité, le papier cartonné était sombre et ornée de rouge et l'écriture gothique indiquait l'adresse d'un bar de vampire, celui tenu par Lorenzo. Expirant une longue volute de fumée grisâtre qui vint un instant camoufler aux opales grisées de la belle la reliure de la petite carte, Camille songea avec amusement que cette petite période d'introspection n'avait déjà que trop duré et qu'elle ne pouvait décemment plus se permettre de rester amorphe, prisonnière des murs de son appartement sans risquer de ternir sa belle réputation de reine de la nuit. Sans compté qu'un peu de sang frais ne serait pas du luxe en cette belle soirée et qu'il est bien connu qu'après un bon repas il n'y a rien de tel que de se mêler à la fouille grouillante des noctambules pour digérer d'une façon des plus agréable. Il ne fallut pas plus longtemps à Camille pour prendre sa décision et alors que le mégot de sa cigarette à moitié fumée finissait de se consumer dans le cendrier transparent, la belle était déjà allongée dans une baignoire d'eau chaude à retirer de sa peau diaphane tout résidu de peinture ou de quoique se soit d'autre qui ait pu arrivé là.

Bien que coquette la belle n'avait jamais été très longue à se préparer et alors même que la nuit ne faisait que commencer, elle traversait déjà la ville au bras d'un bel humain au sang délicieusement sucré. La prise du repas fut on ne peut plus agréable, d'autant plus qu'elle se fit en symbiose avec la danse sensuelle de leurs deux corps dénudés se mouvant au rythme de leurs gémissements et râles rauques de plaisir. Ce n'est qu'une conquête de plus qu'elle laissa hébétée, presque exsangue, affalée sur le lit du motel. Repue et satisfaite, elle jeta un dernier regard au corps masculin qui tentait difficilement de ce remettre de ces longues minutes de plaisir intense tout en refermant agilement la fermeture de sa robe rouge sang qui moulait ses formes comme une seconde peau, sa coupe raide s'arrêtant au dessus de ses genoux tandis qu'au niveau du buste elle laissait ses épaules blafardes dénudées que venaient caresser des mèches des ses cheveux ondulés laissé naturels. Elle n'eut aucun mal à trouver le bar de Lorenzo, Le Croquemitaine, le néon rouge de l'entrée illuminant le trottoir d'une lumière sanglante et vacillante. Elle y pénétra sans mal, sans même avoir à se mêler aux bousculades hystériques de ceux restés dehors, à croire que sa notoriété était déjà faite sans qu'elle ait eu à se montrer. La brune ne doutait pas qu'elle devait sans doute ce privilège à Lorenzo, mais bon après tout, ne lui devait il pas son immortalité. Il lui payait là un bien maigre tribut en comparaison du don qu'elle lui avait offert.

A peine à l'intérieur Camille fut enveloppée dans la décoration clinquante du bâtiment. Malgré les néons et la musique à fond, le tout restait décorés avec goût et c'est avec un sourire non dissimulé qu'elle laissa courir ses doigts fins sur un des tableaux qui ornait le mur, un coucher de soleil rougeoyant qui se fondait parfaitement dans le décor. Jamais Camille n'aurait pensé que Lorenzo avait conservé cette vieille chose qu'elle avait peinte il y a si longtemps. Elle traversa la grande salle surpeuplée de vampires et d'humains avides d'être mordus, supportant avec difficulté le bruit assourdissant de la musique d'ambiance, musique qu'elle connaissait d'ailleurs puisqu'il s'agissait de la chanson du groupe d'Alessandro qui inondait les radios depuis trop longtemps déjà. Non, décidément elle n'aimait pas cette chanson, il lui manquait un sérieux petit quelque chose, peut être un chouilla plus de sincérité et un peu moins de hurlements marketing. Camille préférait de loin les ballades au rock, m'enfin, elle devait avouer qu'Alessandro avait un talent certain, d'ailleurs elle s'étonnait que Lorenzo passe ainsi la musique de son jumeau, depuis la disparition de ce dernier avec Orphée elle les croyait brouillés définitivement. De l'eau avait coulé sous les ponts me direz vous et Camille ne chercha pas plus loin. S'emparant d'un verre de True-blood, délices des délices, heureusement qu'elle avait déjà bien mangé, elle chercha un coin tranquille où elle pourrait se poser et apprécier le déroulement de cette soirée en attendant de décider du cours qu'elle allait lui donner. Cherchant une alcôve de libre les prunelles de la belle se posèrent sur un couple dont elle n'eut aucun mal à reconnaître l'homme... Alessandro! Que faisait il là? Qui était cette humaine aux cheveux péroxydés qui se frottait contre lui à la recherche de ses morsures? Un flot de souvenirs la submergea mais ce fut la vision d'Orphée qui la décida et en une seconde elle se détourna faisant comme si elle ne l'avait pas reconnu. Il avait toujours détesté l'indifférence et elle le savait et bien qu'elle se persuada elle même qu'elle préférait le laissé là à ses occupations frivoles, une part d'elle ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il la retienne. Après tout ce temps, toutes ses années où son cœur était passé pour lui de l'amour à la haine, elle n'avait gardé de toute cette histoire que rancœur et humiliation. Pourtant le simple fait d'avoir revu son visage et d'avoir croisé ses opales d'océan la mettait dans tous ses états. Au nom du Christ n'avait elle donc rien appris?
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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   12/5/2010, 01:35

    La dernière fois qu’il avait vu Camille, il s’en souvenait comme si c’était hier. Elle était magnifique dans sa robe blanche, somptueuse, délicieuse comme toujours, à cette époque elle ressemblait tellement à une de ces poupées de porcelaines de collection. Toujours de magnifiques robes et pourtant quand elle les portait, ces tenures semblaient d’une légèreté douce et somptueuse. Mais ce dont il se souvenait avec le plus d’acuité c’était du sang qui couvrait sa belle robe blanche, son sang en grande partie. Le second souvenir le plus frappant qui lui venait, c’était justement les coups qu’elle lui avait infligé. Il avait bien cru qu’elle allait lui arracher la mâchoire, la réduire en bouillie sous ses coups répétés. Cette rencontre n’avait pas été des plus heureuses. Mais il n’y avait eut qu’un seul moment délicieux entre eux, un seul, leur première rencontre. Toutes les autres fois ça avait été un véritable désastre. La première fois il ignorait qu’elle était un vampire et il était encore humain, c’était peut-être là toute l’explication. Peut-être que deux vampires ne peuvent espérer vivre ensemble, s’aimer, s’apprécier. Ou alors c’était eux. Il aurait dû lui en vouloir après qu’elle ai manqué de lui détruire la mâchoire, qu’elle ai vidé la pauvre Orphée de son sang, N’importe qui aurait fuit en voyant cette femme qui avait tué celle qu’il aimait qui avait transformé son frère jumeau en vampire. Pourtant il restait prostré sur son fauteuil et contemplait la frêle silhouette. A ses oreilles il entendait encore et encore la phrase qu’elle avait hurlé dans la nuit alors qu’il s’envolait la laissant seule dans son hôtel particulier : « C’est toi que je veux ! Tu ne comprends donc pas… c’est toi que je veux. » Il sentait encore le désespoir dans sa voix. Elle lui avait hurlé son amour, sa passion pour lui, mais lui l’avait ignoré. C’était sans doute pour cela qu’elle s’en était prit à sa mâchoire avec autant de rage. Rien ne s’était passé comme il l’avait espéré et quand il était prêt à l’aimer c’était elle qui fuyait, qui l’évitait, qui avait passé tout ce temps à ignorer les appels qu’il lui lançait. Un juste retour de la monaie de sa pièce ?

    Soit, elle avait choisit de l’ignorer. Visiblement elle non plus n’avait pas digéré leur dernière rencontre. Alessandro sentit son orgueil blessé. Comment pouvait-elle lui tourner le dos ainsi ? Le vampire fit un signe de tête au barmaid qui monta le volume de la musique. C’était puérile mais le vampire aimait les petites vengeances et les gestes énervants. En parlant de cela, elle pouvait l’ignorer mais elle sentirait bien l’odeur de cette humaine qui dégoulinait de sang, elle saurait bien qu’il continuait à caresser la petite poupée à ses côtés, à lui sucer le sang, la faire frémir et gémir de plaisir. Il caressa la nuque de la demoiselle qui s’agita un peu plus. Elle n’était pas jalouse ou alors elle n’avait pas remarqué l’échange de regard entre les deux vampires. Accrochant la nuque du vampire, la jeune femme attira le visage du vampire jusqu’au sien pour l’embrasser. Le vampire écrasa ses lèvres contre celle de la belle et douce humaine. Il aurait pu déchiqueté ces douces et tendres lèvres mais au lieu de cela il entoura la taille de la jeune femme et l’attira contre lui. Rempli de son sang, il était enivré par son odeur délicieuse. Les vierges ont un parfum vraiment différent, et le vampire qui vous dira le contraire est un idiot. La belle humaine répondait au moindre de ses désirs, et il avait envie de la serer contre lui, d’oublier la vision de la vampire, de cette femme éternelle au visage d’un ange et à la rage d’un démon. Il brisa ce tendre baiser pour enfouir son visage dans les boucles blondes. Qu’espérait-il ? La rendre jalouse ? Très certainement. Elle s’imaginait qu’elle pouvait lui tourner le dos ainsi ? L’ignorer ? Mais personne ne l’ignorait, personne ! Il tremblait de rage. L’humaine le sentit, et elle commença à l’embrasser dans la nuque, le mordiller, l’exciter avec des petits coups de langue avec un tel délice. Le vampire cessa de trembler se laissant transporter par les émotions qu’elle lui offrait. Une simple humaine, si fragile, si douce, et pourtant infiniment plus forte que lui. Avait-elle pleurer son premier amour ? Sans doute, mais elle l’avait oublié bien vite, la moindre de ses pensées étaient adressées à lui, comme des prières, elle le suppliait de rester auprès d’elle, de lui offrir l’immortalité. Non jamais, ma belle, jamais, lui répondit-il mentalement même s’il savait qu’elle ne pouvait l’entendre. Elle était trop belle, trop douce, une délicate fleur qu’il ne désirait pas faner, bien au contraire.

    Caressant avec délicatesse la joue douce comme le jour levant de l’humaine, il songea à ce qu’il aurait avec elle, ce qu’il pourrait avoir de délicieux à passer la nuit avec elle, à rompre cette délicate fleur, à la faire éclore, chose que personne n’avait encore songé à faire. Elle le voulait de tout son cœur. Mais elle ignorait ce qu’elle lui réclamait. Non, ce ne serait guère sage. Il aimait son sang parce qu’elle n’avait encore connu les plaisirs charnels, parce que l’innocence se reflétait encore dans ses yeux malgré les multiples traces de morsures qu’elle avait sur son corps. Il exigeait qu’elle conserve ses traces. Ne cherche pas à effacer les traces de mes cadeaux que je t’offre ma belle lui avait-il un jour chuchoté au creux de l’oreille. S’il passait la nuit avec elle ça serait délicieux. Il pourrait oublier Camille qu’il avait aperçu. Ce ne serait que reculer pour mieux sauter. Si elle était en ville, ça ne servait à rien de la fuir. Mais c’était elle qui s’était détournée, elle qui avait fait mine de ne pas l’avoir vu, elle qui l’ignorait avec ostentation. Sa fierté le poussait à ne pas tenter de la rattraper, à ne pas vouloir se lever, pourquoi quitterait-il la douceur de cette douce humaine tout contre lui qui ne voulait que lui, qui n’aspirait qu’à l’avoir pour elle toute seule. Poussant un soupire, le vampire interpella à nouveau la serveuse alors qu’elle s’avançait vers eux pour leur servir le True Blood et le verre de vin blanc. Il lui glissa un billet de 20 dollar et lui demanda de servir un Royal Blood à Camille. Il lui tendit un flayer de son prochain concert pour qu’elle comprenne que ça venait de lui, et renvoya la serveuse. On verrait bien si elle viendrait enfin à lui. Il lui avait lancé la balle à elle de la renvoyer ou pas. Tendant le verre de vin blanc à sa belle humaine, il l’observa boire goulûment non sans un divin plaisir. Elle était si plaisante à regarder.

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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   12/5/2010, 15:06

Sur la porte de l'armoire de Camille flottait une longue robe blanche semblant venir d'un autre temps, faite de soie et de satin elle reflétait la lumière de la lune qui s'introduisait par la grande fenêtre de la chambre comme un miroir tout en l'amplifiant. Accrochée là, seule, cette robe lumineuse était à elle seule le meilleur conteur du passé de Camille. Le blanc, cette couleur qui la caractérisait tant, c'était sa couleur depuis que Louis lui avait soufflé combien elle lui allait bien et, encore aujourd'hui, la penderie de le belle regorgeait de vêtements immaculés, le plus beau restant cette robe satinée qu'elle conservait depuis bien des siècles. La brunette avait hésité à l'enfiler ce soir là, pour sa première grande sortie en ville. Elle aurait simplement ébloui son monde et montré avec force combien elle était belle et gracieuse en la portant de nouveau. Ses doigts fins avaient ainsi longtemps caressé le tissus soyeux pour finalement lui préférer la robe rouge sang qu'elle arborait à présent. Non, décidément cette robe elle ne voulait la porter que pour les grandes occasions, elle avait trop de significations, emportait avec elle trop de souvenirs pour qu'elle la revêtisse ce soir là. Non seulement elle ne voulait pas prendre le risque de l'abîmer mais en plus elle ne se sentait pas encore le courage de se draper du tissu qui renfermait tant de souvenirs douloureux et de déceptions. La vampire avait donc laissé dormir encore un peu ce voile de légèreté pour une robe un tantinet plus audacieuse, loin d'être provocatrice, la couleur et la coupe de la robe vermeille rendait Camille simplement incontournable, non pas qu'elle ne le fut pas déjà mais, vêtue ainsi, elle ne pouvait qu'attirer une attention soutenue. Sans compter que cette tenue venait souligner la douceur et l'innocence de ses traits, contraste paradoxal entre la femme fatale et l'innocence qu'elle incarnait à cet instant même.

En voyant Alessandro la brunette aurait presque regretté d'avoir dénigré la tenue immaculée car à l'instar du brun elle se rappelait sans mal leurs trois rencontres, chacune reliée par la pâle tenue qu'elle portait. Les deux premières avaient été des robes de nuit de satin et avaient scellés à la fois leur éphémère amour et le début de la haine. La dernière avait été une robe d'apparat qui avait bien vite perdu son éclat blafard au profit d'une teinte écarlate due au sang d'Orphée mais surtout au sang d'Alessandro qu'elle avait bien failli tuer ce soir là. Cette dernière rencontre avait marqué la fin de tout, ils ne c'étaient plus revus depuis. Bien que le jeune vampire eut essayé de la retrouver, la brunette avait fait la sourde oreille et n'avait même pas daigné prêter attention à cette chasse qu'il lui avait mené, intimement persuadée qu'il s'agissait d'une énième vengeance et sûre qu'une autre rencontre ne pourrait se solder à nouveau que dans les larmes et le sang. Non, et puis non seulement elle était bien assez occupée avec Victoria pour ne pas désirer le revoir mais en plus elle désirait plus que tout, à l'époque, l'oublier, lui et le trou qu'il avait laissé dans sa poitrine, juste au niveau du cœur. Cette indifférence était, en outre, un moyen comme un autre de faire du mal au vampire car la brunette savait pertinemment comme le fait d'être ignoré pouvait le blesser. Basse vengeance? Sans aucun doute. Peut être que si elle avait su les véritables intentions de son poursuivant sa réaction aurait été différente, mais l'idée qu'Alessandro ait essayé de la rejoindre par amour ne lui avait jamais traversée l'esprit. L'idiotie d'une telle perspective était telle aux yeux de la brune qu'elle n'avait pas lié l'acharnement du brun au sentiment amoureux. C'était là l'un des défauts de la demoiselle, son entêtement la rendait parfois assez étroite d'esprit.

Cet entêtement était aussi à l'origine de son indifférence en face du vampire affalé sur le canapé écarlate de l'alcôve du bar en bien pathétique compagnie. Les vampires, cela étant sûrement du à leur immortalité, envisagent le temps qui passe avec un relativisme qui est inconnu à bien des humains, eux qui vivent l'instant présent comme le dernier et profitent de chaque jour. C'est pour cela que les sentiments humains sont si volatiles et les sentiments vampirique si immuables, on n'envisage pas les choses de la même façon selon que l'on est censé vivre 80 ou 1000 ans. Camille était de ceux dont les sentiments se coulent dans la roche pour ne plus être érodés que par le temps. Ainsi pour son plus grand malheur elle n'avait jamais pu tourner la page de ses amours déchus, qu'il s'agisse de Louis ou d'Alessandro, et même après des siècles sa douleur et sa rancœur restaient vivaces. A cela s'ajoutait une fierté très hautement placée qui interdisait à Camille d'aller à la rencontre du brun et de lui servir les banalités d'usage comme le feraient de vieux amis. Non, même après des siècles, elle ne pouvait lui pardonner de l'avoir brisée et de lui avoir préférée cette humaine, cette Orphée. Rien qu'à l'évocation de ce nom Camille se sentait bouillir de l'intérieur, elle qui avait espéré que le temps l'aurait guéri de sa colère.

Plongée dans sa réflexion, la vampire accoudée au bar sirotant distraitement sa liqueur insipide ne remarqua pas l'humain qui c'était installé à ses côtés et qui laissait couler son regard le long de son corps galbé par le tissu rouge. La vois rauque de l'individu sortit la brunette de ses pensées et elle lui jeta un regard hautain, toisant cet être de chair et de sang à la recherche de morsures. Certes il était on ne peut plus séduisant mais non seulement la vampire était repue mais elle était aussi trop torturée par ces retrouvailles, si l'on pouvait nommer ainsi le croisement éphémère de deux regards, pour lui prêter attention. Elle s'apprêtait à le renvoyer lorsque l'odeur capiteuse du sang de la vierge blonde d'Alessandro frappa son odorat. Il était en train de la saigner à blanc pour que l'odeur soit si prenant ou s'amusait il à la provoquer? Un grondement jaloux naquit au creux de son ventre sans qu'elle puisse le contrôler et son poing se serra de telle sorte que les jointures de ses mains frêles devinrent plus pâles encore qu'elles ne l'étaient déjà d'ordinaire. Partir aurait sûrement été la meilleure des décision, elle se serait protégée et aurait rendu fou de rage le beau vampire qui occupait toutes ses pensées. Mais ses membres restaient stoïques et ses jambes ne semblaient pas décidées à la porter jusque dans son appartement pour le moment. L'odeur de cette fille lui prenait le nez à un point tel qu'elle avait l'impression d'assister en direct à sa morsure et ça la rendait folle. Il fallait qu'elle trouve quelque chose non seulement pour ne plus focaliser ses pensées sur la blonde, mais aussi pour faire taire cette jalousie maladive qui la rongeait depuis de longues secondes.

Coupant net son interlocuteur humain elle plaqua ses lèvres charnues contre les siennes, mordant sa lèvre inférieure afin de gouter à son sang. La saveur sucrée du liquide chaud calma les nerfs à vifs de la belle, l'amenant peu à peu dans le creux du cou du jeune homme qu'elle mordit sans ménagement. Interrompue dans sa collation par une serveuse, la brunette releva sa tête en essuyant gracieusement le sang qui tachait ses lèvres pour se saisir du verre et du flyer que la jeune femme lui tendait. Si elle avait été humaine son cœur aurait sans doute manqué un battement, était ce une invitation? Les yeux rivés sur le papier elle sentit à peine son nouveau compagnon déposer dans son cou une myriade de baisers empressés. Déglutissant difficilement et fermant ses yeux un instant elle pesa le pour et le contre avant de finalement se lever d'un geste brusque. Prenant la main de l'humain elle l'entraîna avec elle jusque dans l'alcôve. S'il avait fait toute cette mascarade pour la faire venir il y avait des chances pour que comme elle il soit un tant soit peu jaloux de la voir aux bras d'un autre et cette idée la remplissait d'un fol espoir... et si...?

Arcboutée devant le couple assis, elle toisa méchamment l'humaine qui buvait son verre de vin comme du petit lait, laissant l'humain qui l'accompagnait entourer sa taille de ses bras. Délaissant la mortelle ses opales se posèrent sur Alessandro à qui elle tendit nonchalamment le flyer.

« J'ai pour habitude de n'écouter que de la bonne musique. Les hurlements bestiaux qui vous cassent les tympans ne m'intéressent guère mais je suis persuadée que n'importe quelle pré-pubère sera très flattée par l'invitation. »
Les mots avaient jaillis de sa bouche comme du venin de façon automatique. Tranchante, elle avait parlé à Alessandro d'une voix froide et indifférente, le renvoyant comme elle aurait renvoyé le dernier des inconnus, chassant son geste comme on chasse un insecte dérangeant. C'était une façade et elle voulait le provoquer, par habitude ou pour être sûre qu'il tenait encore un tant soit peu à elle pour ne pas la laisser dédaigner ses avances ainsi.

« Tu m'excuseras, je vais vous laisser seuls, après tout elle ne demande que cela. »
Elle n'avait pu empêcher le trémolo de sa voix de se teinter d'une violente jalousie. Elle fixa Alessandro de ses yeux surnaturels avant de pencher la tête en arrière pour venir caresser l'endroit ou elle avait mordu son humain du bout de la langue.
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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   13/5/2010, 17:36

Relevant la tête, deux gouttes de sang perlant aux commissures de ses lèvres, il vit Camille se tenir devant lui dans une robe rouge moulant son corps délectable d’une telle manière qu’elle laissait peu de place à l’imagination, un humain la dévorant du regard se tenant juste derrière elle, quelques gouttes de sang entachait le devant de sa chemise blanche reflétant la lumière noire des néons placés dans le bar. Etait-ce la robe ou l’humain au regard vitreux mais Alessandro trouva ce tableau révoltant de vulgarité. Camille ne portait pas ce genre de robe lorsqu’il l’avait connu et l’époque n’avait rien à voir avec cela, elle n’avait jamais arboré ces décolletés généreux pourtant à la mode à l’époque où ils s’étaient connus, préférant les robes légères habituellement réservées aux jeunes filles n’ayant pas encore fait leur entrée dans le monde. Aussi il était étonné de la voir porter une robe moulante qui de surcroît était d’un rouge éclatant, il ne manquait plus qu’un brushing à la manière des années 80 et elle aurait pu remplacer haut la main Elvira. S’il n’y avait eut que la robe, parce qu’après tout dans le bar à vampire, nombreux étaient les créatures de la nuit revêtant des tenues très stéréotypés vampires ou succubes, créatures d’une beauté fatale juste pour amuser les humains. Le croquemitaine n’était pas juste un bar fréquenté par les vampires, le gros de sa recette venait des touristes qui ne manquaient pas de passer leur soirée ici, certains venant à Shreveport juste pour le croquemitaine. Sans parler des mordus, ces humains offrant si généreusement leur sang qui en voulait pour leur argent si l’on puis l’exprimer ainsi. Ils voulaient qu’on les confirment dans leur fantasme sur les vampires, gothiques en herbes, métaleux, ou amateurs de Bit-Lit, ils étaient pleins de préjugés sur les vampires et n’aimaient pas être déçu. Le barmaid était par exemple obligé de s’affubler de chemises bouffantes blanche garnies de dentelles au niveau des poignets et du col, tandis que les serveuses humaines portaient des prothèses de maquillages imitant des morsures sanguinolentes juste pour amuser les clients humains cherchant à vivre leur fantasme peu importe la réalité. C’était ça l’univers des bars à vampires, ce qui faisait leur grand succès depuis la révélation, un pur grand guignol, du théâtre, de la mise en scène. La réalité était tout autre.

Si on faisait attention, on finisait pas remarquer les véritables morsures à peine masquées par les mordus, les véritables fans de vampires, qui abordait fièrement les traces de morsures malgré la réglementation très ferme à ce sujet. Il suffisait de jeter un coup d’œil dans les alcôves pour voir la réalité, comme ici, où le vampire star du rock, vidait de son sang une de ses fans, sans laisser la moindre goutte de sang se perdre. Si on examinait la banquette avec une lumière spéciale réservée à la police criminelle, on ne détecterait pas la moindre goutte de sang. C’était ça la réalité. Lorsqu’un vampire se nourrissait « salement » , c’est à dire en laissant des taches de sang sur sa victime c’était soit un nouveau-né soit du pur cinéma. Aucun vampire ne laisserait la moindre goutte de sang lui échapper. Alessandro le prouva en se léchant les commissures. Rien ne se perd, c’est inutile de gâcher du si précieux sang quand on sait qu’on n’a plus le droit de vider intégralement un humain, qu’un mordu souffrant d’anémie peut porté plainte pour mise en danger d’autrui et qu’il faut le consentement de l’humain pour boire son sang, sinon cela revient à une agression voire certains états considèrent cela comme un type de viol. La réalité était là, sous leurs yeux, et pourtant les humains ne voyaient pas, comme avant la révélation, ils ne voyaient que ce qu’ils voulaient voir. Et tout ça, les taches de sang sur sa belle chemise blanche à ce jeune homme complètement envoûté par Camille, les traces de morsures évidente sur l’humaine lovée contre Alessandro, ce n’était que du cinéma, de la mise en scène. Mais leur but n’était pas d’assurer le spectacle pour les clients du bar, non, les deux vampires cherchaient uniquement à rendre jaloux l’autre. C’était évident pour tout ceux qui y prêtaient un minimum d’attention, comme la serveuse qui avait compris leur manège et se demandait quelle était leur histoire, comme le barmaid, vampire ami du Prince de la ville qui se demandait si le Prince était au courant et en même temps se disait justement que ce ne serait sans doute pas un bon sujet de plaisanterie. C’était évident pour tout le monde excepté pour les deux humains, victimes de ce jeu sadique, qui ne voyaient même pas la nature des regards échangés par les vampires.

Si elle était parvenue à son but ? Oui, bien sûr que oui. Alessandro avait toujours été d’un naturel jaloux et possessif, et même si Camille n’avait jamais été sa compagne, que leur relation était plutôt basé sur la haine que l’amour, il était jaloux de ce sombre idiot de mordu qui collait aux basques de Camille, il mourrait d’envie de lui éclaircir les idées ou de lui briser la nuque. A vrai dire, il ferait bien les deux, sans doute en même temps. Il avait rarement tué des humains par jeu, mais plutôt sous le coup de la colère. Et Camille réussissait fort bien à le mettre en colère, elle y était toujours parvenue, comme lorsqu’elle avait transformé Lorenzo puis l’avait quitté pour invité généreusement Alessandro chez elle. Il avait vu clair dans son jeu, probablement mieux qu’elle-même ne pouvait le voir, elle agissait par instinct, suivant son cœur, sa soif d’amour, mais lui voyait les connexions entre chaque événement, leur première rencontre, Lorenzo le menaçant de mort, elle transformant son frère jumeau, vivant avec lui quelques années pour ensuite le quitter dès qu’elle eut vent du retour de Alessandro en Angleterre. La colère l’avait submergé parce qu’il avait compris que tout cela n’avait été qu’un enchaînement de cause et de conséquences, de faits sans lien apparents entre eux, mais qui avaient abouti à une chose terrible : une haine éternelle entre deux frères jumeaux. Une haine qu’il ressentait profondément encré en lui et qu’il ne pouvait qu’exprimer alors que paradoxalement il aimait toujours son frère et continuait à protéger ses arrières. Avait-elle compris que c’était à cause de cela qu’il n’avait pu supporter qu’elle puisse l’aimer, lui qui avait tant besoin d’amour, tant besoin qu’on l’entoure, à cette époque là, n’avait pu supporter qu’Elle l’aime, qu’Elle veuille de lui, parce que ça signifiait que son frère et lui seraient obligés de se haïr. Il aurait pu vivre cet amour, après tout le mal était déjà fait, la haine avait déjà commencée entre les deux frères, mais c’est une chose de ressentir de la colère, de la haine, et une autre de profiter de quelque chose qui était source d’autant de mal. Il avait beau dire qu’il était mauvais, méchant, qu’il faisait le mal admirablement bien, qu’il était le pire démon qui ai jamais exister, en réalité, il n’était qu’un petit garçon perdu qui avait soif d’amour et de reconnaissance.

« Je vois… » répondit simplement le vampire, en détaillant soigneusement la vampire qu’il avait tant aimé et qu’il avait également tant détestée. Elle lui avait fait du mal mais il n’était pas en reste lui non plus. « Excuse-moi, c’est la robe, ça fait très fille vulgaire qui a besoin qu’on la drague, qu’on lui offre son sang et son âme par-dessus le marché. Mais je me suis sans doute trompé, tu dois pas être de celles qui ont besoin de se faire remarquer pour exister. » En personne intelligente doué de raison, il avait pleinement conscience qu’il était aussi fautif qu’elle si ce n’est plus, mais le fait était qu’il était parfaitement incapable de s’excuser pour ce qu’il avait fait, pour ce qu’il avait dit. De toute manière, il était trop tard pour les excuses. Trop de choses s’étaient passé, et seul le temps avait été capable d’effacer l’ardoise. Une longue ardoise hélas qui venait les hanter tout deux, les rendant parfaitement incapable d’avoir le moindre égard pour l’autre. Pourtant il lui avait envoyé ce flyer, telle une invitation, comme si elle était une minette qu’il draguait. Peut-être était-ce maladroit, mais il avait fait un pas vers elle, et sans la moindre méchanceté, peut-être par dépit, mais il n’avait pas dans l’idée de la blesser. L’avait-elle mal pris ou était-ce la simple présence de cette humaine ? Qu’importe, qu’il tente de la rendre jalouse ce n’était pas non plus sa volonté. L’humaine était déjà dans ses bras avant que Camille passe le pas de la porte, et puis merde ! C’était elle qui avait ignoré ses appels, elle qui l’avait soigneusement évité, elle encore qui se moquait pas mal de savoir ce qu’il était devenu, il n’allait tout de même pas sagement l’attendre ? Il ne lui devait rien, absolument rien. Qu’elle soit jalouse, c’était son problème, pas le sien. Qu’elle tente de le rendre jaloux, c’était puéril et idiot, même si ça fonctionnait. Il savait tout cela, et pourtant, il marchait à fond. Sans doute n’était-il jamais parvenu à effacer de son esprit ce fameux baiser que lui avait donné une inconnue dans le parc de la demeure où il avait grandit.

Prenant la décision le premier, certes motivé par le fait qu’elle avait manifestement l’intention de vraiment s’en aller, finir la nuit dans un coin de la ville à sucer les veines de cet imbécile de mordu, il saisit le visage de la blonde entre ses mains, non sans une certaine violence à peine contenue, mélangée à de la fermeté presque paternelle, il plongea son regard dans celui de l’humaine : « Rentre chez toi à présent, change toi dès que tu seras rentrée et met un foulard ou n’importe quoi pour masquer les morsures. » fit-il en l’envoûtant de son regard d’acier. La jeune femme eut l’air légèrement étourdie. Elle lança un regard de chien battu au vampire, il connaissait bien ce regard qui n’appelait qu’à une chose, qu’il la raccompagne et reste jusqu’au lever du jour avec elle, mais il la poussa fermement et elle se retrouva hors de l’alcôve en quelques secondes, sa veste en cuir noire et son sac à main Chanel atterrirent dans ses bras quelques secondes après. Dégoûtée, elle quitta d’un pas décidé le bar non sans tenter de draguer un vampire en train de fumer à l’extérieur du bar. Alessandro à présent seul, plongea son regard dans celui de Camille. « Satisfaite ? » lui demanda-t-il presque hargneux. Il détestait lui donner raison ou même la simple idée d’avoir obéit à quelqu’un. Mais le fait est qu’il était convaincu qu’elle était installée en ville, qu’elle avait déjà vu son frère Lorenzo, soit disant en passant ce dernier ne lui avait pas dit un mot au sujet de Camille, et il n’avait ni envie d’apprendre par la bouche d’un autre, encore moins de son stupide frère qu’elle s’installait pour vivre ici, ni de la croiser plusieurs fois sans avoir mit au clair certaines choses. Il fallait qu’ils discutent et c’était maintenant. Il ne voulait pas repousser cette discussion aussi ennuyeuse soit-elle. « Assis-toi, prend un verre, je te l’offre. » fit-il d’un ton qui n’avait rien d’une proposition, c’était plutôt un ordre mais lancé d’une manière franche mais pleine de tact.

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Burn, baby, burn
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Dieu ne m’a pas attaché au bas ventre un petit pieu prompt à faire son devoir, un coït rapide comme une fusillade, mais un membre chaud et doux, acide et mollement rigide, qui est l’esclave de son énormité et dont je suis l’esclave. PIER PAOLO PASSOLINI

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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   13/5/2010, 19:47

Maintenant qu'elle lui faisait face Camille avait du mal à détacher ses grands yeux de la silhouette gracile d'Alessandro. En définitive, rien n'avait changé depuis ce soir là. Depuis le moment où leurs yeux s'étaient rencontrés, depuis l'instant où ils étaient simplement tombés amoureux l'un de l'autre sans qu'il y ait eu besoin de se parler, de se connaître, ou de se draper des apparats de la séduction. Rien n'avait changé depuis ce doux baiser échangé. Rien mis à part la haine qui les opposait depuis des siècles à présents. Tant de souffrances, tant d'obstacles avait jonché leur parcours commun et pourtant, à cet instant lorsqu'elle le regardait, elle revoyait le jeune humain qui avait fait chavirer son cœur. La brunette se sentait si faible et pathétique de ressentir des sentiments si intenses envers le brun alors qu'elle devrait le haïr de tout son être. Mais elle ne pouvait décemment aller contre sa nature, tout son être appelait à aimer et l'être en retour, malheureusement pour l'ancienne il avait toujours fallu qu'elle s'entiche d'hommes qui ne la conduisait qu'à une souffrance éternelle, dont elle était incapable de se défaire. Rendez vous compte, Camille avait enduré tout cela et c'était refusée à oublier Alessandro pour la simple et bonne raison qu'il lui était impensable de rayer de sa mémoire ces brèves secondes de bonheur qu'ils avaient partagé. Une éternité de souffrance n'était rien comparée à quelques secondes de bonheur, c'est ce en quoi elle avait toujours cru, mais maintenant qu'ils étaient à nouveau réunis une part d'elle ne pouvait s'empêcher d'espérer que, peut être, ce bonheur serait un jour de nouveau à portée de main. En attendant ils se toisaient mutuellement, se provoquaient, se vengeaient bassement de la souffrance que l'un avait fzit endurer à l'autre sans pouvoir pour autant s'empêcher de s'assurer, en se rendant mutuellement jaloux, que des sentiments existaient toujours entre eux, qu'ils étaient toujours liés et pas seulement par une haine incommensurable.

Alessandro ne releva pas la provocation de le belle concernant sa musique, elle qui avait espéré le piquer au vif était légèrement déçue. Finalement elle c'était peut être trompée. Le brun ne voulait peut être que renouer amicalement avec un passé douloureux comme Lorenzo et elle l'avaient fait. Cette idée l'attrista plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer, alors qu'ils ne c'étaient retrouvés que depuis de longues minutes, la demoiselle se sentait à nouveau animée par cette intensité qui l'avait toujours caractérisée. Elle avait toujours été incapable de se tempérer et cela se prouvait une fois encore. Pourtant lorsqu'elle intercepta le regard haineux que son interlocuteur lançait à l'humain collé contre elle, elle ne put empêcher un petit rictus de venir fleurir au coin de ses lèvres vermeilles. Ainsi lui aussi était il jaloux, tout comme elle ne pouvait s'empêcher de l'être en voyant l'humaine lovée contre lui. Cette perspective égaya la brunette, ce qui expliqua sûrement qu'elle ne prit pas trop mal la réflexion qu'il lui fit sur sa robe. Il trouvait sa robe vulgaire? Certes elle était plus audacieuse que les longs draps satinés immaculés dont elle avait fait sa marque de fabrique, mais elle était loin d'être vulgaire, surtout si l'on comparait aux autres filles, femmes et créatures du bar. Même la petite humaine était moins vêtue que la vampire. Disons simplement que Camille c'était faite plus aguicheuse qu'à son habitude et elle ne voyait pas de mal à cela. Son sourire se fit plus grand et d'une innocence qui lui ressemblait bien tandis qu'elle rétorquait.

« Elle ne te plait pas? Pourtant il me semble bien que tu es friand du style des filles de débauche. Ou alors est ce la couleur? Mais n'est ce pas toi qui m'a un jour dit que je devrais cesser de porter du blanc, que je n'étais plus assez pure pour cela. Tu es toujours aussi volatile à ce que je vois et tu sais comme moi que je n'ai pas besoin de ça pour me faire remarquer. »Laissant glisser sa main droite contre la joue de l'humain derrière elle dans une caresse sensuelle, son sourire se fit encore plus innocent, malgré l'évidente provocation de ses gestes. C'était paradoxal n'est ce pas? Mais rien ne pouvait mieux les définir que cette scène. Toute leur relation était basée sur un équilibre frêle, sur l'ironie d'un bonheur qui les aurait tous les deux comblé mais qui n'avait jamais vu le jour. Au lieu de ça ils entretenaient une relation complexe ou l'amour côtoyait la haine, où l'attirance flirtait avec la répulsion et où le désir se heurtait au mépris. Tous ces sentiments contradictoires se mêlaient d'une telle façon qu'un rien, un geste, une parole était susceptible de faire basculer d'un instant à l'autre ce fragile équilibre d'un côté ou de l'autre, soit vers un amour passionnel quasi destructeur soit vers une haine cruelle et insatiable. Ils jouaient d'une telle manière avec leurs sentiments réciproques, qu'ils soient bons ou mauvais, que côtoyer l'abîme de leur perte mutuelle était un fait quotidien. A force de frôler le gouffre ils allaient immanquablement finir par y sombrer, mais ni l'un ni l'autre ne s'en souciaient réellement, car il était fort probable que ni la brunette ni le brun n'étaient vraiment capables de déchiffrer la profondeur de leurs sentiments mutuels. C'était ironique non? Qu'un simple baiser, un simple et éphémère contact charnel effectué des siècles auparavant ait débouché sur un tel maelström de sentiments si intenses. Pourtant, qu'il s'agisse d'Alessandro ou de Camille, aucun des deux ne semblaient avoir oublier et même aucun des deux ne semblaient prêts à oublier. Y avait il encore des sentiments entre eux, des sentiments amoureux bien entendu... C'était difficile à dire quand tant d'années ne c'étaient soldées que par du mépris et de la souffrance. Pourtant leur jalousie apparente prouvait avec plus de force que n'importe quel mot cette possessivité qui les liait alors qu'ils ne c'étaient jamais vraiment appartenus. Pourquoi quelque chose d'aussi flagrant pour le monde entier restait il invisible à leurs yeux. Par fierté? Par habitude? Par crainte? Difficile à dire.

Le temps s'écoulait et Camille crut bien qu'il allait la laisser s'en aller, comme ça. Mais finalement après un long regard échangé, elle le sentit vaciller et attrapant le visage de sa blonde il lui intima l'ordre de partir, de rentrer seule chez elle et de masquer les marques apparentes de morsures. Comme manière de congédier durement une demoiselle on ne pouvait pas faire mieux. Ce dédain visible fit naitre un grand sourire sur les lèvres de Camille. C'était une victoire, et pas des moindres, la première qu'elle avait eu sur lui depuis leur première rencontre et surtout la preuve qu'il ne voulait, ou ne pouvait, la perdre une nouvelle fois. L'humaine s'accrocha mais Alessandro l'expulsa littéralement de l'alcôve, lui balançant ses affaires au visage, la renvoyant comme il aurait renvoyé une fille de joie. Visiblement, elle semblait avoir compris la leçon puisqu'elle s'éclipsa sans un regard pour les trois restants. Le brun ancra ses yeux dans ceux de l'ancienne, lui demandant hargneusement si elle était satisfaite. Pour seule réponse son sourire ne se fit que plus grand et à dire vrai, il transmis à Alessandro une sincérité dont elle ne l'avait pas gratifié depuis longtemps. Le sourire qu'elle arborait illuminait simplement son visage comme il ne l'avait pas été depuis longtemps, et si elle avait encore été humaine ses joues auraient sûrement rosies de plaisir et son cœur se serait affolé. C'était terrible que ce simple geste la face redevenir aussi mijaurée qu'une jouvencelle. Ce moment fut néanmoins bref et Camille reprit le dessus aussi vite qu'elle avait perdu le contrôle, son sourire rétrécit lorsqu'il lui intima l'ordre de s'asseoir. Il ne l'avait pas fait méchamment ou de manière vexante mais cela la ramena sur terre. Elle détacha les bras de l'homme de sa taille et l'embrassa langoureusement. C'était bas et vil, mais elle s'apprêtait à lui obéir et s'assoir sans protester, alors elle pouvait bien se venger encore un peu. Une fois le contact de leurs lèvres rompu elle le congédia d'un simple signe de main, hébété l'humain obéit, sentant qu'aucune de ses supplications ne la ferait changer d'avis.

Camille offrit un sourire innocent à Alessandro avant de s'asseoir gracieusement à ses côtés, son sang noble lui avait toujours donné une attitude délicate et même dans un bar on pouvait sentir la noblesse qui coulait dans ses veines. Croisant les jambes elle commanda un Royal Blood, non, deux Royal Blood, pour elle et pour Alessandro. Après tout, il payait. Remettant une mèche de ses longs cheveux bruns derrière son oreille elle fixa son compagnon un long moment sans rien dire avant de détourner le regard pour scruter la salle.

« Ce bar est une petite réussite, ton frère m'impressionne, il a beaucoup changé. Il ne m'avait même pas dit que tu était en ville ou que vous vous étiez réconciliés. Cette situation doit beaucoup l'amuser. » Une sourire taquin prit place sur la bouche charnue de la belle. Après tout, peut être l'avaient ils tous deux mérités pour ce qu'ils avaient fait subir à Lorenzo, elle en l'abandonnant après l'avoir transformé et son frère en lui ayant prit les deux femmes qu'il aimait.

Dans un soupir la brune reprit avec lassitude.
« Je t'écoute, parles... tu ne m'as pas fait rester pour me regarder boire toute la soirée j'espère... »
Elle lui lança un regard en biais, se retenant de lui susurrer comme elle était heureuse de le retrouver, de lui hurler qu'elle l'aimait toujours, de le frapper pour lui avoir préféré Orphée, de l'embrasser pour lui faire prendre conscience qu'aucune autre créature sur Terre ou en Enfer ne l'attirerait jamais comme elle le faisait. Mais au lieu de cela elle attendit, simplement qu'il s'exprime.
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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   18/5/2010, 03:28

Toujours à mi-chemin de la séduction et de la provocation, elle n’avait pas changé, pas du tout. Il ne serait pas étonné au moins sur ce plan là. Peut-être avait-elle changé de style vestimentaire, mais il doutait que ce soit de sa faute à lui. C’était peut-être l’époque qui l’avait poussé à changer ou alors c’était le bar, elle avait eut envie d’attraper à manger sans avoir à se fatiguer. Quelque soit son désir latent, elle était tout de même plus vulgaire dans cette robe rouge que dans sa sublime robe blanche si légère volant tout autour d’elle, d’une douceur presque innocente. Elle n’avait eut que faire de ses conseils sur le moment, de toute manière, il avait dit cela uniquement pour la blesser. Il savait qu’elle se sentait jolie dans cette robe blanche, qu’elle l’adorait, c’était la même qu’elle portait le jour où ils s’étaient embrassés. Ce qui lui avait dit était d’autant plus méchant que cette tenue avait une signification en lien direct avec leur histoire. Sur le moment, elle n’était que rage et fureur, elle se moquait pas mal de ce qu’il disait, mais il se doutait qu’elle avait dû entendre ses paroles bien longtemps après, tout comme lui l’entendait encore dans ses rêves, dans ses cauchemars. Lui en voulait-elle après tout ce temps ? C’était ridicule de lui en vouloir pour ça en même temps, il préférait qu’elle n’ai pas digéré une réplique un peu dure plutôt qu’elle lui en veuille pour tout le reste. Mais il ne se faisait pas de toute. C’était plus facile pour elle de le narguer à ce propos plutôt que d’évoquer des souvenirs plus douloureux comme par exemple le contexte où il avait prononcé cette phrase, juste avant qu’elle lui fracasse la mâchoire au point qu’il ne soit même plus capable d’articuler le moindre mot. Non, elle n’était pas si vulgaire que cela. Mais il la préférait dans une robe légère moins vulgaire, moins moulante, moins rouge aussi. Peut-être était-ce l’alliance des trois en même temps alors qu’il ne l’avait vu que vêtue en blanc, dans des tenues légères qui laissaient libre court à l’imagination. « Ca ne te va pas. » fit-il simplement, optant pour un ton plus dur plutôt que des termes dur. « Ce n’est pas ton style. » Il aurait pu lui dire qu’elle ressemblait à ces nanas qui dansaient autour des vampires tentant d’attirer leur attention, à ces filles qu’on voyait dans les clips de hip hop ou encore qu’elle faisait call girl vêtue comme ça, mais il savait que la provoquer serait inutile, elle savait déjà le fond de sa pensée rien qu’au ton qu’il employait.

Elle avait ajouter sa dernière phrase en prenant à témoin son petit humain comme un petit toutou il répondait immédiatement au moindre geste de la vampire. Elle n’avait pas besoin de jouer ainsi avec l’humain, pas besoin de lui démontrer qu’elle pouvait annihiler tout raison chez un être humain. Il l’avait déjà vu opéré des tours autrement plus démonstratif et plus éloquents. Comme lorsqu’elle avait d’un simple baiser pousser deux frères jumeaux à être sur le point de s’entretuer. Il savait à quel point elle était envoûtante. Il n’avait pas besoin qu’elle tripotte cet humain pour le lui démontrer. Jaloux ? Oui, il l’était. Il l’avait toujours été. Mais Camille avait un talent tout spécial pour le rendre fou. Elle y était parvenu par le passé. S’il avait été capable de se reprendre pour songer au plus important, Lorenzo n’en avait pas été capable pourtant, des deux frères c’était lui le plus rationnel, le moins enclin à se laisser habiter par ses sentiments. Sans doute était-ce parce qu’il n’avait pas pu vivre cet amour contrairement à son frère qu’il avait tant besoin d’elle, qu’il n’osait la repousser totalement, qu’il voulait qu’elle reste là, qu’elle s’assoie en face de lui et qu’elle chasse cet humain. Serait-ce trop demander qu’ils puissent enfin partager un moment entre eux sans avoir besoin de s’entre déchiré, de se faire du mal ? Il savait qu’il lui avait causé du mal, mais elle lui en avait réservé tout autant. Pourrait-il lui pardonner d’avoir tenté de tuer Orphée sous ses yeux ? Il serait ridicule de ne pas lui pardonner parce qu’il l’avait déjà fait. Orphée n’aurait jamais été à lui sans Camille, il n’aurait peut-être pas osé la transformée, elle n’aurait peut-être pas vécu auprès de lui tant d’année sans Camille. Mais s’il la remerciait, elle risquait fort de le poignarder avec quelque chose en argent juste pour lui faire comprendre qu’elle n’avait jamais voulu l’aider à trouver une nouvelle compagne, qu’elle avait souffert pendant que lui fondait une famille.

« Parce que toi, tu es la fidélité même. » répliqua le vampire du tac au tac, malgré un petit moment de réflexion purement intérieure. Lorenzo ne se serait jamais fait de fausses idées sur elle au point de menacer son propre frère jumeau de mort, elle l’avait donc séduit ou l’avait laissé croire qu’elle éprouvait des sentiments. Il n’avait jamais interrogé son frère à ce sujet. Il savait que remuer le passé ne servirait à rien. Il adorait taquiner son frère mais pas sur des points aussi sensible, disons pas sans que son frère l’eusse provoquer. Et même si cela pouvait arriver, Lorenzo ne révèlerait jamais ses sentiments, pas à lui. Camille quand à elle, n’en parlerait probablement jamais. Et Alessandro préférait sans doute ne pas savoir. « Oh mais peut-être que pour toi avec un frère jumeau, ce n’est pas trompé. » Oui, il aimait enfoncer le clou, oui, il n’aurait pas eut besoin de rajouter cette phrase pour qu’elle comprenne de quoi il parlait, mais ça faisait un bien fou. Elle lui avait lancé la perche, et si elle s’attendait à ce qu’il reste gentiment silencieux, elle se plantait le doigt dans l’œil. Il n’avait pas oublié qu’elle n’avait pas réapparu dans le parc lorsque Lorenzo avait sorti son épée. Elle n’aurait peut-être pas pu faire grand chose, mais la moindre des choses aurait été de s’interposé, au lieu de cela, elle avait transformé son frère et lorsqu’elle s’en était lassé, elle était venue le voir visiblement dans le but de le transformé, l’invitant chez lui comme si rien ne s’était passé, comme s’il ne savait pas que son frère était devenu un vampire. Elle avait joué avec lui et s’était brûlée. Bien fait pour elle. Pourtant, il ne parvenait à ressentir suffisamment de colère pour la chasser ou même s’en aller du bar avec cette humaine si fade à son bras. Si Candice avait été là, peut-être n’aurait-il pas retenu Camille, peut-être aurait-il été plus raisonnable parce que cette relation avec Camille ne lui avait jamais rien apporté de bon, et quelqu’un de sensé aurait simplement avoué que c’était un échec total plutôt que de persévéré comme il le fit en chassant l’humaine et en invitant Camille à s’asseoir.

En bonne garce, elle embrassa à pleine bouche l’humain. Alessandro aurait pu enjamber la petite table ronde, il aurait pu atterrir juste devant l’humain et en un clin d’œil il pourrait lui fiche la peur de sa vie, le dégoûter à jamais de fréquenter les vampires, mais il n’en fit rien, se contentant de foudroyer la vampire du regard. Heureusement elle chassa l’humain, car le vampire était capable de conserver son sang froid, mais peu de temps, et qu’un humain ose toucher les divines lèvres qu’il n’avait pu toucher qu’une seule fois le rendait capable de tout y compris d’égorger un humain devant toute la clientèle de son frère, ce qui serait du plus mauvais effet, bien évidemment. Quand l’humain parti, dépité, Alessandro ressenti un vif soulagement. Camille savait qu’il aurait pu tuer cet humain, peut-être pensait-elle qu’il allait le faire, et avait-elle justement insisté pour cela, ou alors elle avait juste envie de se venger parce qu’il avait osé lui parler durement. C’était mesquin quelque soit ses raisons et elle le savait. Ca ne l’empêcha pas de se laisser glisser à côté de lui, avec grâce comme si elle était un ange tombé du ciel. Bon sang ! Il détestait ça quand elle jouait ainsi. C’était peut-être pour cela qu’il n’avait jamais vraiment tout tenté pour vivre son amour avec elle, mais sans son caractère ne manquant pas de piquant, il n’aurait sans doute pas encore des sentiments pour elle. Le pire fut lorsqu’elle lui adressa un sourire innocent juste avant de commander du Royal Blood, en gros le sang synthétique de luxe, comme si c’était un premier rendez-vous entre les deux vampires. A la regarder s’adresser au serveur, on n’aurait jamais dit qu’ils venaient de s’affronter dans des regards glaciaux, dans de la séduction respective d’humains, de se rendre jaloux, de s’envoyer des piques.

« Pourquoi ça t’intéresse ? » demanda-t-il tout d’un coup il devint froid. Qu’elle évoque son frère n’était pas une bonne idée. Il se souvenait encore trop bien qu’elle avait provoquer leur haine qui durait encore, il se souvenait d’elle quittant le parc alors que Lorenzo s’avançait, il se souvenait d’elle en train de se battre avec Lorenzo tandis qu’il partait avec Orphée, et il était pratiquement certain d’avoir vu un sourire de victoire assez vicieux sur ses lèvres comme si elle se réjouissait de cette nouvelle source de haine entre les deux frères. « Je ne crois pas que mon frère ce soit tellement amusé par le passé, pourquoi en plaisanterait-il à présent ? » Lorenzo s’amusait peut-être à vrai dire, il avait probablement digérer l’histoire depuis le temps, et sans doute avait-il plus de raison d’en vouloir à son propre frère qu’à son sire. A vrai dire, Alessandro parlait plutôt de lui-même sous couvert de son frère. Lui n’avait aucune envie de plaisanter, lui n’avait aucune envie d’évoquer le passé avec elle. Ce n’est pas comme s’ils avaient de bons souvenirs à s’échanger. Comprendrait-elle qu’il ne voulait pas évoquer le passé, qu’il n’avait jamais aimé songé au passé ? A quoi bon ? Et lorsqu’il la regardait, il ne songeait qu’à cela. Ca le faisait souffrir. Et pourtant, il ne pouvait pas lui échapper, il ne pouvait tout simplement pas fuir. Elle lui plaisait toujours autant, elle avait toujours sur lui ce pouvoir qu’elle avait exercé dans un baiser inoubliable. Laisserait-il la rancœur envenimer la discussion ? Faut dire qu’ils n’avaient pas commencer sous les meilleures augures. « Peut-être que je devrais me contenter de te regarder. » fit-il d’un regard qui en disait long sur le désir toujours aussi présent. Il l’aimait toujours, sans doute avec la même intensité que lorsqu’elle l’avait embrassé, peu importait ce qu’ils avaient pu s’infliger, il la désirait toujours si ce n’est plus, et l’aimait plus profondément encore. C’était si paradoxal que ça ne l’étonnait même plus.

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Burn, baby, burn
The walking dead

Dieu ne m’a pas attaché au bas ventre un petit pieu prompt à faire son devoir, un coït rapide comme une fusillade, mais un membre chaud et doux, acide et mollement rigide, qui est l’esclave de son énormité et dont je suis l’esclave. PIER PAOLO PASSOLINI

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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   19/5/2010, 00:27

La musique assourdissante du bar bourdonnait aux oreilles de la vampire et l'irritait comme une abeille trop insistante. C'était elle ou le son était encore plus fort que lors de son arrivée? Elle qui était une habituée de la musique classique, ou des mélodies douces et ballades du genre, le rock d'Alessandro lui agressait légèrement les tympans. Peut être qu'écouté à un volume plus décent la ritournelle hard du brun aurait été plus à même d'être appréciée par l'ancienne, mais en ce moment, elle ne voyait que dans ces hurlements radiophoniques, une preuve de plus de la vantardise du vampire et de la stupidité des humains. Était ce un vœu collectif de vouloir finir sourd avant l'âge? Fermant un instant les yeux elle essaya de calmer les battements douloureux qui animaient son cerveau et la plongeait lentement mais sûrement vers une migraine carabinée. Ce léger moment de solitude intérieure et le sujet abordé seulement quelques secondes auparavant, la blancheur de ses robes, la firent plonger dans ses vieux souvenirs. A l'époque ou elle était encore humaine et qu'elle ne portait que des robes austères, censées camoufler aux yeux de tous son corps de jeune femme vierge et non mariée. Il n'y avait eu que Louis pour la faire se sentir belle et désirable dans de telles tenues, il l'avait toujours encensée de telle sorte qu'avec lui un sac de chanvre s'apparentait à une robe de princesse. Ce goût pour la pudeur elle l'avait toujours gardé, pendant très longtemps. Il faut dire qu'elle était morte à l'âge de 17 ans sans avoir connu un seul homme et en plein cœur de l'innocence de la jeunesse. Une immortelle dont personne n'avait cueilli la fleur, cette dernière étant condamnée à se faner sans avoir jamais briller dans le jardin d'un monde d'adultes et de mariages. Peut être était ce là la raison pour laquelle elle avait toujours arboré des robes ne laissant que peu de peau découverte, réminiscence d'une condition qu'elle avait emporté avec elle dans la mort. D'autant plus qu'on lui avait toujours répété comme cela lui seyait et comme c'était plus gracieux de laisser ainsi place à l'imagination plutôt que de se dévoiler sans pudeur. Pourtant à l'époque la mode était aux décolletés pigeonnants, et avoir une belle gorge, comme on disait, était un atout indéniable... et pourtant. La belle avait toujours préféré garder ce style qui lui était propre et qui lui permettait de jouer avec aisance de l'innocence de ses traits. Un démon drapé d'un voile de légèreté de telle sorte qu'elle aurait été plus volontiers assimilée à un ange qu'à une créature de la nuit.

Cet habillement avait contribué à la construction du personnage de Camille et de cette étrange fascination qu'elle opérait sur les autres créatures, notamment les hommes. C'est ainsi qu'elle avait rencontré Alessandro et Lorenzo, ainsi qu'elle les avait tout deux fait succomber pour n'en choisir qu'un et les mener finalement à se déchirer entre eux. Elle savait que ce fait, Alessandro lui en tiendrai rigueur tant qu'il vivrait, mais elle ne regrettait pas... ou si peu. Lorsqu'ils c'étaient retrouvés des années après il l'avait rejetée et humiliée alors même qu'elle lui avait crié son amour et le désir de vengeance avec grondé en elle... Malgré cela, elle était allée à se rencontre la dernière fois à nouveau vêtue de blanc. Était ce pour qu'il soit sûr de la reconnaître au premier regard? Pour qu'il retombe à nouveau sous son charmes irréel? Ou encore pour qu'il se remémore cette nuit, ce baiser, cet instant qui n'avait cessé de la torturer sans lui laisser répit depuis qu'il avait eu lieu... Dans tous les cas il était parti, avec Orphée, et c'était de sa faute... Aujourd'hui porter du blanc revêtait une véritable signification aux yeux de Camille. Il ne s'agissait pas simplement de choisir cette couleur plutôt qu'une autre en fonction de la météo, de sa nouvelle paire de chaussures, ou parce que cela faisait mieux ressortir ses yeux ou la pâleur de son teint. Non, porter du blanc c'était se draper d'un personnage, d'une vie, d'un passé sur lequel elle n'avait jamais pu tirer un trait. Alors oui, peut être avait elle laissé sa tenue au placard par lâcheté, lassitude ou tristesse, mais aussi parce qu'elle estimait être devenue une autre Camille, capable aussi d'assumer son côté démoniaque sans s'en cacher et de jouer, non plus seulement sur son innocence, mais aussi sur le désir brut qu'elle pouvait éveiller. D'autant plus que si look fille prude et innocente avait enflammé les hommes du XVème au XIXème siècle, il n'intéressait plus vraiment les hommes du XXIème siècle, ou si c'était le cas rendait néanmoins la chasse plus longue et laborieuse. Dans tous les cas, elle n'avait pas vraiment à se justifier de la tenue qu'elle portait non? Surtout pas auprès d'Alessandro. Et pourtant, la brunette ne put s'empêcher de baisser ostensiblement le regard face aux reproches et au ton dur du brun. Parce qu'au fond, elle savait tout autant que lui qu'il avait raison et que ce n'était pas en changeant son style vestimentaire qu'elle réussirait à échapper à ses souvenirs et sa souffrance. Et dans une telle situation mieux valait qu'elle reste, au moins fidèle à elle même. Croisant son regard, elle lâcha d'une voix songeuse, un simple. « Tu as raison. » Avant de reprendre d'une voix taquine.

« Je savais bien que tu me préférais en blanc malgré tes attaques sur ma pureté. Tu es un mauvais menteur et si j'avais su que je te croiserais, sois sûr que de blanc je me serais vêtue... en souvenir du bon vieux temps. »Un rictus accompagna ses paroles. Le sujet de la pâleur de sa robe était clôt, elle avait accepté la critique avec franchise, mais pouvait on réellement dire qu'il y ait jamais eu de bon vieux temps entre eux? J'en doute fort vu la façon par laquelle chacune de leurs rencontres c'étaient soldées. Mais l'ironie qui perçait dans la voix de Camille n'avait pu s'empêcher de se tinter d'une pointe de reproche. Bien sûr elle ne lui avait pas pardonné et l'ardoise du vampire était longue. Elle lui en voulait d'être parti ce soir là au lieu de rester auprès d'elle et de la réclamer à son frère, marié qui plus est. Elle lui reprochait toujours l'humiliation qu'il lui avait faite subir et son rejet dans le manoir particulier de la belle. Elle n'avait pas oublié qu'il l'avait à nouveau abandonné pour cette Orphée... Ce passé commun les avait séparés de telle sorte que de simples retrouvailles dans un bar ne pouvaient simplement remettre le compteur à zéro et si elle lui en voulait avec autant de force, c'était parce qu'Alessandro comptait énormément pour Camille, parce que quoiqu'elle en dise et bien qu'elle s'en défende, son amour pour lui était toujours vivace. S'il l'avait indifféré elle n'aurait eu cure de leurs désagréments passés, mais c'était justement parce qu'entre eux brûlait cette indicible et interdite passion qu'ils ne pouvaient se pardonner les blessures qu'ils s'étaient mutuellement infligées et qui continuaient de hanter chacun de leur pas et chacune de leur nuit. D'ailleurs les propres reproches d'Alessandro ne se firent pas tarder et la belle ne pu s'empêcher de se crisper à ses paroles. Balivernes, elle n'avait jamais trompé personne, la rage coulait dans ses veines se mêlant à son sang et si elle avait encore été vivante, son visage aurait sûrement pris une teinte rouge prononcée sous la colère et l'indignation. Il aurait pu en rester là et se contenter de cette simple et blessante insinuation, mais il continua, comme si elle n'avait pas compris ou il voulait en venir. Les poings de la belle étaient serrés avec force tout comme sa mâchoire qui contractait les muscles de son visage angélique et traduisait le tourment que ces réflexions avait fait naitre en elle. Cela n'avait jamais été son intention de départ de séparer les frères, elle n'avait été que l'esclave de ses sentiments. Était ce de sa faute si elle était tombée amoureuse d'Alessandro en un regard et si elle n'avait ressenti pour Lorenzo que de l'affection? Soit, elle avait laissé la situation dégénérer par pur sadisme, mais à l'époque son tourment à elle aussi l'avait conduite au plus bas. Ce n'était pas une excuse je vous l'accorde, mais lui aussi était à blâmer. La colère de la belle redescendit et son regard s'emplit d'une tristesse sans borne tandis qu'elle répliquait avec une voix ou se mélangeait lassitude et peine.

« Je n'ai jamais trompé personne... Je n'ai jamais aimé qu'une personne et je ne m'en suis jamais cachée. » Ses opales sombres s'ancrèrent dans l'océan bleu des prunelles de son interlocuteur. Oui, elle l'avait aimé, autant que son cœur l'avait pu et pourtant, lui l'avait brisée. Elle continua dans un murmure.

« Tu aurais pu rester. Si tu m'avais vraiment aimé tu te serais battu pour moi ou tu m'aurais emmené... »
Elle sentait le passé refluer comme une vague destructrice qui la submergeait et la transperçait de part en part. Elle se rappelait le gouffre dans sa poitrine quand elle était arrivée chez les jumeaux. Alessandro n'en savait rien, il ne savait rien de ce qu'elle avait traversé avant de le rencontrer et il osait la blâmer... Elle l'avait toujours su égocentrique, mais cela la frappait de plein fouet ce soir. Il fallait qu'elle lui dise une fois pour toute, qu'elle mette les choses au clair... Ils étaient tous les deux c'était peut être le moment de mettre les choses à plat.

« Lorenzo... » Elle se stoppa, ne sachant quels mots employés, n'étant plus très sûre de ce qu'elle était en train de faire. Devait elle vraiment se justifier? Entendrait il ce qu'elle avait à dire? Rien n'était moins sûr. Elle prit néanmoins sur elle même et continua.

« Il était marié, notre relation n'a jamais souffert d'aucune ambiguïté. Je savais qu'il m'aimait, qui ne le savait pas... Et par faiblesse je l'ai laissé rester à mes côtés, parce qu'il m'a guéri d'un mal que tu n'imagines même pas, que tu n'envisages pas, parce que j'ai vécu avant de te connaître tu sais. Et contre toute attente j'ai souffert, plus que tu ne peux l'imaginer alors j'ai laissé ton frère recoller mon âme brisée et je lui ai donné de faux espoirs, sûrement. Mais j'ai toujours été claire tu sais, Lorenzo avait toute mon affection, pas mon amour. Tu l'avais, tu l'as eu dès le premier regard et c'est ça qui a rendu ton frère fou, lui qui me courtisait depuis des mois, tu m'avais ravie à lui en quelques secondes à peine. Il était marié, j'étais libre, tout comme toi, tu aurais pu me prendre tu sais... tout aurait été différent. » Sa dernière phrase fut prononcée dans un murmure et elle s'arrêta dans un soupir, remuer tout ça, envisager ce qui aurait pu être c'était comme replonger volontairement dans les tourments qu'elle avait fui des années durant. Se reprenant, elle referma cette petite ouverture qu'elle avait laissé entrapercevoir pour se draper d'une froide indifférence. Par fierté, comme une bête blessée elle montrait à nouveau les crocs.

« Mais le passé ne peut être changé et j'ai mes torts sans doute, mais tu n'as pas le droit de me traiter d'infidèle ou de fille facile, tu n'as pas le droit... Au lieu de m'accabler regardes tes propres fautes, tu as pris tout ce que ton frère a jamais vraiment chéri, tu es plus infidèle que moi. »Maintenant qu'elle était assise à côté du vampire, elle se sentait secouée par tous ces sentiments contradictoires. Son envie de l'étriper se heurtait à un désir impérieux de l'embrasser et malgré les mots durs dont ils s'étaient gratifiés quelques minutes auparavant, maintenant qu'ils étaient seuls les hostilité semblaient sujettes à une accalmie. Comment? Pourquoi se blessaient ils sans cesse alors que leurs actes prouvaient un attachement sans équivoque. La rage palpable d'Alessandro lorsque Camille avait embrassé son humain devait avoir, sans peine, envahi tout le bar et la brune n'aurait pas été surprise de le voir se jeter sur l'homme pour lui arracher littéralement la tête. Nonobstant cette possessivité maladive il osait lui dire qu'elle était infidèle et tentait de la blesser encore et encore. Dans ces échanges excessifs il ne semblait pas exister de juste milieu. En commandant deux royal Blood et en évoquant de façon plus légère Lorenzo, Camille avait espéré repartir d'un meilleur pied, mais c'était sans compter sur l'entrain d'Alessandro qui doucha ses paroles en répliquant d'un ton froid. Elle soutint son regard et sirotant l'ersatz de sang que l'on venait de lui apporter répliquant de façon aimable, comme pour lui montrer comme elle était plus forte que lui de pouvoir aborder un tel sujet sans perdre le contrôle.

« Lorenzo et moi sommes réconciliés tu sais, il m'a pardonné les fautes d'un passé lointain. En bien des points on se ressemble ton frère et moi, l'amour l'a mis à genoux, tu l'as mis à genoux... » Elle aussi était capable d'enfoncer le clou lorsqu'elle le désirait. « … Moi pas. » Le silence qui suivit cette réplique finit par être pesant, d'où l'intervention de la belle qui signifiait à Alessandro qu'elle n'escomptait pas rester là toute la nuit pour le plaisir de ses beaux yeux. La réponse du brun et surtout le regard qu'il lui portait surprirent la vampirette qui, si elle avait pu, serait sûrement devenue pivoine sous un tel regard. Un sourire innocent vint prendre place sur ses lèvres tandis qu'elle s'approchait langoureusement du vampire jusqu'à ce que leurs corps se frôlent, son visage tout près de celui d'Alessandro, elle lui susurra, leurs souffles se mêlant.

« En es tu seulement capable? » Elle effleura ses lèvres, laissant présager un baiser, le second en plusieurs siècles d'existence. Mais au dernier moment elle se recula promptement, un sourire angélique accroché aux lèvres.« Les femmes infidèles et frivoles comme moi ont des nuits chargées, dis ce que tu as à dire où donnes moi une bonne raison de te laisser me regarder, sinon je m'en vais, ce n'est pas parce que je suis immortelle que j'ai du temps à perdre. »
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SIGNALEMENT : le démon qui gouverne les ombres de cette ville.
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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   19/5/2010, 06:09

En souvenir du bon vieux temps ? Quelle blague ! Si elle avait su qu’il était là ce soir, elle n’aurait certainement pas porté du blanc uniquement par plaisir pour se souvenir des moments qu’ils avaient partager. Leur baiser était peut-être le seul souvenir agréable qu’ils partageaient, elle n’allait pas lui faire croire qu’à ces yeux leur histoire était agréable. Sinon pourquoi aurait-elle choisit d’ignorer ses appels ? Il ne pouvait tout simplement pas songer sérieusement qu’elle avait de bons souvenirs de lui. Honnêtement, il ne lui avait apporté que du malheur. De son plein gré ou non, intentionnellement ou non, il ne lui avait fait mal, il l’avait blessé, il l’avait rendue folle de jalousie et ivre de rage. Lorsqu’elle le frappait encore et encore, s’acharnant contre lui, ce n’était pas par plaisir, pas en souvenir du bon vieux temps, c’était la rage qu’il lui inspirait, la haine qui se développait entre eux. Il l’avait humilié alors qu’elle s’était dévoilé à lui, qu’elle avait montré qui elle était, ce qu’elle voulait, le plus simplement du monde. Et au lieu de respecter cela, de tomber fou amoureux devant ce dénudement splendide, il l’avait rejeté. Le pire c’est qu’il disait aimer l’honnêté, qu’il disait aimer la fragilité mais lorsqu’elle avait dévoilé la sienne, il n’avait pas pu le supporter. Il y avait des circonstances particulières, mais ça ne changeait absolument rien. Il aurait dû lui montrer un minimum de respect au lieu de suivre son cœur, de laisser sa colère parler. Ca avait été stupide de s’envoler et de disparaître ainsi. Il le savait. Le souvenir des paroles qu’elle avait hurlé dans la nuit le hantait encore, cela signifiait bien des choses mais surtout un sentiment de culpabilité. Elle n’aurait pas dû s’asseoir ici. Si elle avait le moindre instinct de survie, elle devrait s’en aller le plus vite possible, le fuir. Bien sûr, elle n’en ferait rien. Il ne l’avait pas chassé, ne l’avait pas ignoré, n’avait pas fuit en la voyant d’approcher de lui et elle avait répondu à son invitation. Ni l’un ni l’autre ne devait avoir un instinct de survie a moins qu’ils n’aiment souffrir.

Car c’était tout ce qu’ils pouvaient attendre de l’autre. La souffrance et un sentiment éphémère de bonheur, le souvenir d’un instant fugace, d’un baiser tendre échangé qui n’avait rien de passionné sur le moment et pourtant qui avait éveillé en eux un amour passionnel trop puissant pour ne pas les dévaster et les rendre impuissants, incapable de fuir devant l’autre, incapable de prendre le plus de distance, incapable d’ignorer leur sentiments bien longtemps. C’était peut-être pour ça qu’ils s’entre déchiraient, qu’ils cherchaient à s’auto dédruite, parce qu’ils ne pouvaient pas supporter que l’autre puisse avoir oublié cet instant inoubliable, que l’autre puisse être heureux sans le premier. Curieux qu’un instant si bref ai pu faire naître un sentiment aussi puissant, capable de les faire passer à des amoureux transi presque innocent dans leur croyance que leur amour pourrait vivre éternellement, à des personnes habitées par la haine, les remords et la rancœur. Et passé cet instant fou et incroyable tout ce qu’il leur restait c’était la colère, la jalousie, la haine. Comment pouvaient-ils espérer un seul instant que ça se déroule sous de meilleurs auspice cette fois-ci ? Comment pouvaient-ils être si aveugle ? Ils ne pourraient pas connaître une fin heureuse. Il faudrait pour commencer qu’ils mettent de côté leur fierté, chose impossible bien évidemment, qu’ils oublient le passé, vraiment, et pas seulement en faisant semblant, qu’ils se pardonnent. Ainsi c’était peut-être ce qui l’attirait chez elle, la souffrance. Elle ne lui apportait que cela, la souffrance, et pourtant il s’accrochait à elle, il l’avait cherché avec désespoir. Etait-ce cet amour impossible qu’il avait cherché avec tant de force, y glissant le moindre espoir de rédemption ou était-ce la souffrance qu’elle lui apportait ? A moins que ce ne soit les deux.

« Le problème n’est pas dans le fait que tu as masqué ou non ton amour. » fit-il soudainement plein de sagesse. Sa réflexion à propos de la souffrance le menait à reconsidéré sa relation avec Camille. Il l’aimait cela était absolument certain. Pas de la même manière qu’il aimait son frère ni qu’il avait aimé Orphée, mais il l’aimait. C’était pour cela qu’il avait supporter la souffrance qu’elle lui imposait, qu’il supportait de ressentir à nouveau la profonde douleur que lui avait imposé Camille par le passé, toujours aussi présente, prête à resurgir avec force dès qu’elle évoquait le passé avec sa voix douce et mélancolique. Bien sûr qu’il l’aimait encore. C’était évident, même lui était capable de s’en rendre compte. Pourtant il ne pouvait s’empêcher de ressentir une vive douleur. Il aurait été plus simple de fuir. Certes il aimait se mettre en danger, mais pas au point de s’exposer à tant de douleur. C’était sans doute pour cela qu’il n’était pas encore prêt à lâcher prise avec elle. La souffrance qu’il ressentait était supportable mais s’il lâchait prise elle pourrait être pire. Il ne voulait pas risquer de dévoiler son flanc à la belle vampire, pas prêt à la laisser le toucher et risquer qu’elle le blesse plus encore qu’elle avait pu faire par le passé. « Tu as peut-être agit par amour, mais tu as fait plus de mal que de bien. » fit-il d’une voix triste.

Aurait-il pu rester ? Honnêtement il n’avait cessé de se poser la question de ce qu’il aurait pu se passer s’il était resté auprès d’elle plutôt que de partir en s’envolant, de choisir de fuir une nouvelle fois. La vérité est qu’il aurait peut-être été heureux avec elle, qu’il aurait pu vivre l’amour qu’il avait ressenti intensément durant ce doux baiser qu’ils avaient échangés. Mais il n’aurait pu accepter de vivre cet amour sachant ce qu’elle avait fait à son frère. Elle ne l’avait pas seulement trompé en le laissant croire qu’elle l’aimait, qu’elle serait avec lui pour l’éternité, elle l’avait transformé en vampire pour le quitter quelques années plus tard dans le seul but de rejoindre Alessandro. Il n’aurait pas pu accepter de vivre avec elle après ce qu’elle avait fait. Peu importe que ce soit volontaire ou non, il savait quelles seraient les conséquences et il serait le complice volontaire, sachant parfaitement ce qu’il s’était passé, s’il avait accepté de rester auprès d’elle. Peut-être aurait-il voulu ces années de bonheur mais pas à un tel prix. Elle ne pouvait comprendre. Parce qu’elle l’avait vu voler Orphée à son propre frère, mais c’était différent, une situation différente. Orphée n’était qu’une amourette de son frère, pas son sire. Alessandro avait compris parce qu’il n’aurait pas accepté que quelqu’un lui vole une personne avec une telle importance dans son existence. Lorenzo pouvait oublier Oprhée, il l’avait courtiser, l’avait aimé, mais il l’avait connu humaine et aurait sans doute jamais pu la transformer. Quoi qu’il en soit, c’était aussi de la faute de Camille. Alessandro avait désiré Orphée mais n’aurait pas osé s’en emparer si elle n’avait pas été sur le point de mourir. Une jeune vampire ouvrant ses yeux sur le monde, il était tout à fait normal qu’elle choisisse son sire. Les situations étaient différentes. Et quelque part en ce qui concernait Orphée, Alessandro avait couvert ses arrières. Elle ne pouvait comprendre. Et il ne savait comment lui expliquer. C’était à la fois si simple, si évident et pourtant plus complexe que les mots ne pouvaient le suggérer. « Tu ne peux pas comprendre… c’était mon frère. Mon frère jumeau. La moitié de mon âme. Le perdre c’était comme me noyer. Ne plus sentir l’air sur ma peau, ne plus pouvoir pleurer, ne plus rien ressentir, comme si le vide s’était installé, une brutale sensation de vertige comme une chute sans fin. » Il n’avait pas songé un seul instant pouvoir formuler cette sensation. Pas un seul instant. « Tu venais de me l’enlever. Quelque soit la décision que je prenais, il était déjà loin. Je ne pouvais plus le sentir. C’était comme mourir une seconde fois. Et j’arrivais trop tard. »

Elle n’avait pas réalisé que c’était son frère qu’elle lui avait enlevé. C’était peut-être égoïste mais il estimait que lui seul avait le droit de malmener son frère. Les autres n’avaient pas le droit de faire souffrir son frère. Si elle avait été une autre, s’il ne l’avait pas aimé, il l’aurait sans doute détruite pour ce qu’elle avait osé faire à son frère. Peut-être n’en aurait-il pas eu le pouvoir, mais il aurait tout tenté pour la détruire, il l’aurait poursuivit jusqu’au bout, il aurait tout fait pour la punir de ce qu’elle avait osé faire. Sans doute que la pire punition avait été de partir sans un mot. A l’époque il n’avait guère réfléchit à la manière la plus talentueuse de la faire souffrir, il n’avait pas cherché à lui faire du mal, il avait juste suivit son instinct. Il ne pouvait pas rester un seul instant de plus, une seule seconde. La voir pleine d’amour pour lui et réaliser la souffrance de son frère qui avait endurer la mort pour elle, par amour pour elle, lui avait coupé le souffle. Il avait eut l’impression de suffoqué. Le seul moyen de survivre s’était imposé dans son esprit : il lui fallait partir le plus loin possible.

Que voulait-elle qu’il lui dise, qu’il comprenait combien elle avait souffert, qu’il lui pardonnait d’avoir utiliser son frère comme un vulgaire pansement ? Il aurait pu lui pardonner n’importe quoi, qu’elle eut tué Orphée, il aurait pu le lui pardonner, qu’elle le fasse souffrir lui, il aurait pu oublié, mais son frère… non. Il estimait que c’était injuste d’avoir utiliser ainsi son frère. « Tu aurais pu te contenter de son amour. Pourquoi l’avoir transformé ? Pourquoi me l’avoir arraché ? Il aurait pu vivre heureux, il aurait pu connaître une vie comme il l’avait rêvé, il avait tout pour être heureux. » Alessandro eut le prudence de ne pas ajouter ‘sans toi’. Elle aurait été blessé qu’il considère qu’elle n’avait apporté que du malheur à Lorenzo. Mais c’était vrai. Si elle s’était contenté de laisser Lorenzo la courtiser, d’attendre que les blessures se referme puis d’aller voir ailleurs plutôt que de transformer son frère. Qu’avait-elle gagner en agissant ainsi. C’était une chose qu’il voulait savoir. Lorenzo aurait sans doute été plus heureux s’il était demeuré humain. Alessandro en était persuadé. Devenir vampire n’était pas une source de joie. Sa propre fille le lui avait prouvé. Peut-être était-ce différent et peut-être qu’il se trompait. Mais c’était son propre jugement. Il n’aurait pas offert l’immortalité à son frère. Lorsqu’il était revenu en Angleterre, il voulait juste voir son frère de loin, voir qu’il allait bien mais au lieu de cela, il l’avait trouvé changé et à cet instant avait compris qu’il ne pourrait plus partager cette force qu’il tirait de son frère, qu’il l’avait perdu à jamais. La suite devait confirmer ses soupçons. Non seulement il avait perdu son frère mais en plus il n’était lié à lui que par la haine qui les opposait, une haine étrange avec un lien supérieur, mais si son frère était resté humain cela ne serait jamais arrivé. Et aujourd’hui son frère reposerait en paix.

Comment osait-elle lui dire cela ? Lorenzo lui avait-il donc dit leurs relations houleuses ? ou avait-elle fait elle-même ses propres déductions. Quoi qu’il en soit, si elle avait voulu l’énerver c’était bien joué. Il aimait taquiner son frère, c’était même son jeu favoris de tourner son frère en bourrique, de le rendre fou ou de jouer avec lui. C’était son jeu à lui. Et c’est vrai qu’il adorait lui faire du mal, que ce soit en amour ou en politique, mais c’était son jeu à lui, une rivalité qu’il vivait avec son frère, la seule manière qu’il avait trouvé pour renouer un semblant de proximité avec son frère c’était cette manière là, aussi mesquine et brutale pouvait être cette manière. Parfois il se demandait comment il pouvait être aussi horrible avec son frère, parfois il comprenait que c’était l’évidence même. Leur caractère les prédisposait à une telle relation. Et peu importe le tour diabolique qu’il jouait à son frère, il s’assurait toujours que la chute ne soit pas si dure que cela pour son frère, comme s’il avait besoin que son frère lui pardonne et en même temps qu’il le déteste. C’était une manière bien curieuse d’aimer son frère, mais il ne fallait pas oublier qu’il le détestait également, presque autant qu’il l’aimait. « Tu ne manques pas de culot. Comme si tu ignorais que c’est toi l’unique responsable de l’état de notre relation. Tu joue les innocentes et tu ose m’attaquer sur ce sujet. Mais sans toi, mon frère n’aurait jamais souffert. Comment peux-tu faire comme si tu ignorais que c’est à cause de toi que je déteste mon frère, que j’ai le besoin de le faire souffrir, parce que je ne peux pas supporter que ce soit à cause de lui que je n’ai pas pu t’aimer, qu’il t’ai préféré à moi. » Il ne le lui avait jamais dit. Il n’aurait jamais pensé un jour lui dire qu’il en voulait à son frère d’avoir choisit Camille, une fille qu’il venait de rencontrer, plutôt que son frère jumeau, sa moitié. Il avait tellement souffert que son frère le menace de le tuer qu’il s’était saouler dans tous les bars de Paris et oublier sa souffrance sur les planches parisiennes, dans les bras des prostitués et des femmes mariées, dans n’importe quoi.

« Je croyais que tu m’aimais, que tu voulais que je reste ? » fit-il ironique pour lui répondre. Elle voulait jouer ? Très bien, jouons !

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Burn, baby, burn
The walking dead

Dieu ne m’a pas attaché au bas ventre un petit pieu prompt à faire son devoir, un coït rapide comme une fusillade, mais un membre chaud et doux, acide et mollement rigide, qui est l’esclave de son énormité et dont je suis l’esclave. PIER PAOLO PASSOLINI

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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   25/5/2010, 00:32

La nuit avait étendu son voile sombre sur la villa anglaise et seul le rayonnement de la lune illuminait les ténèbres, asservissant sans mal le scintillement timide des étoiles. Un vent glacial balayait les jardins, couchant l'herbe verte et faisant frissonner les rosiers et fleurs en tous genres. Tout était silencieux et seule une silhouette se démarquait, à peine éclairée par la lueur vacillante d'une bougie, ses longs cheveux bruns voletaient sous la bise, elle ne semblait pas être indisposée outre mesure par la température ambiante. Sa peau était pâle et cela ne faisait que ressortir avec plus de force ses yeux d'un vert profond, perdus en cet instant dans l'abysse infinie du ciel. Égarée dans ses souvenirs, elle goutait aux tourments et aux affres d'un passé dont elle ne pouvait se défaire et malgré ce désespoir intense qui habitait son regard, elle attendait. Elle attendait celui qui depuis des mois la rejoignait tous les soirs pour la couvrir d'un amour pur et sincère qui pansait chaque jour un peu plus son cœur endolori. Elle patientait sachant pertinemment que son doux prétendant serait au rendez-vous. Il l'aimait, c'était indéniable, mais il était marié et son honnêteté lui interdisait tout manquement à ses devoirs matrimoniaux, ce dont, finalement, elle lui était gré, car les sentiments qu'il éprouvait pour elle n'étaient pas réciproques. Certes, elle l'appréciait, et même c'était prise d'une affection sans cesse grandissante pour lui, mais il ne s'agissait pas d'amour. Pourtant elle n'osait le rejeter véritablement, de peur qu'il cesse ses visites nocturnes, qu'il ne la couvre plus de tendres attentions et qu'en définitive, il cesse de réparer son âme blessée. Alors oui, elle l'utilisait, par pur égoïsme, mais après tout elle était l'incarnation d'un fascinant mal et sa nature démoniaque devrait lui ôter tout remord. Elle aurait pu, simplement pu, le réduire à néant, le rendre esclave de son amour et le briser, l'abandonner une fois qu'elle n'aurait plus eu besoin de lui. Elle aurait transmis sa souffrance, se serait vengée et la vie aurait repris son cours. Mais elle ne l'avait pas fait, peut être parce qu'elle savait ce que cela faisait d'être brisé, peut être parce qu'elle voulait encore croire en ce sentiment que l'on appelle Amour et ne se sentait pas le courage de l'ôter à autrui, de le piétiner. Peut être encore parce qu'au fond, elle l'appréciait déjà trop pour l'accabler volontairement d'une telle souffrance. Elle même ne savait pas, la seule chose dont elle était sûre c'était qu'elle avait besoin de lui, encore, pour se relever, comme une montre que l'on doit réparer, alors elle l'attendait sans savoir que la nuit, sa ténébreuse compagne depuis près d'un siècle, lui réservait un autre destin.

Alors que ses yeux avaient guetté son compagnon de nuitée, elle avait croisé un autre regard, les mêmes yeux, le même visage, une copie identique de celui qu'elle attendait et pourtant, ce n'était pas lui. La décharge électrique qui parcourut son corps lui déclencha un long frisson le long de l'échine, tandis que ses orbes vertes ne pouvaient se détacher de la silhouette masculine. Il ne lui avait pas fallu plus de temps pour savoir qu'elle l'aimait. Cela peut paraître, stupide, désuet ou complètement fou de se dire amoureux suite à un simple regard, mais la jeune femme le sentait, tout son être criait déjà cet amour qu'elle ne pouvait ni contrôler ni cacher. Comme le mistral, elle fut face à lui en un souffle, aussi gracieuse et fraiche que la caresse du vent, la lumière de la nuit sublimant ses traits angéliques. Comment aurait il pu résister? Comme son frère il succomba avant même d'avoir pris conscience des sentiments qui naissaient en lui. Quelques pas trop rapides pour qu'il puisse les voir et elle était contre lui, sa main glacée courant sur sa joue tiède, leurs regards se fondant l'un dans l'autre tandis que leurs lèvres se rencontraient en un baiser tendre et passionné qui sonnait la naissance et surtout l'immortalité d'un sentiment aussi doux qu'acide, drogue empoissonnée qui courraient déjà dans leurs veines pour ne plus jamais s'arrêter, saveur douce amère dont ils ne pourraient plus jamais se départir. L'Amour a un goût indescriptible, en l'occurrence, ce soir là il s'agissait des lèvres du brun et de la saveur âcre de l'alcool. Elle aurait dû ouvrir les yeux sur un avenir empli de bonheur après la magie d'un tel moment, mais ses opales avaient croisé au dessus de l'épaule de son aimé celles emplies de désespoir de son prétendant. Tout avait basculé, tout c'était brouillé, la culpabilité, la peur et la honte c'étaient emparées d'elle et l'avaient conduite à disparaître non loin de là, observant les deux frères se déchirer pour elle et elle n'avait pu s'empêcher de savourer cette douleur. Elle aurait pu, aurait du, sûrement, s'interposer, s'expliquer, mais la lueur sadique de folie douce qui brillait dans ses yeux la clouait au sol. L'éclat d'une lame brilla dans la nuit et la terreur de voir l'un des deux mourir à cause d'elle la terrifia tout autant qu'elle la ravit. Paradoxe cruel d'une âme que l'Amour avait déjà brisé... Heureusement la tension retomba, les frères se séparèrent, le calme se réinstalla et le jardin ne fut plus bercé à nouveau que par le souffle glacial du vent. Le jour remplaça la nuit et les yeux de la belle se fermèrent sur un paysage ensoleillé qui ne faisait plus partie de son monde désormais et tout bascula ce jour là... Mais que ce serait il passé si au lieu de fuir son amour et la haine d'un frère Alessandro était resté pour faire face et la réclamer comme sienne? Ce songe avait toujours hanté les rêves de Camille. Elle serait partie avec lui, laissant un Lorenzo brisé qui se serait reconstruit auprès de sa famille car après tout, les humains possèdent cette étonnante faculté à aller de l'avant en toutes circonstances. La brune aurait transformé Alessandro, ils auraient vécu heureux, pour toujours ou pour un certain temps. Lorenzo serait mort de vieillesse et cette haine qui les liait tous trois n'aurait jamais perduré pour les enchainer comme elle le faisait aujourd'hui. C'était ce songe qui emplissait son esprit lorsqu'elle signifiait à Alessandro qu'il aurait pu se battre pour elle et l'emmener, que tout aurait alors été différent. Elle n'avait jamais vraiment su pourquoi il c'était défilé et elle n'était pas sûre de le vouloir, elle avait déjà trop de raisons de lui en vouloir et de se torturer sur des situations qui auraient pu être. C'était suffisant et pourtant, ils étaient là, à remuer le passé, à se faire souffrir, encore et toujours... Comme si les choses pourraient un jour être à plat entre eux. Cela faisait bien longtemps que Camille ne souffrait plus de telles illusions, et pourtant elle essayait, pleinement consciente que se faisant elle allait volontairement se blesser et se laisser blesser en retour... Une sorte d'auto mutilation sans doute, pénitence d'un acte manqué.

Camille écouta sans broncher le monologue de son interlocuteur. Il l'écouta confesser l'amour qu'il éprouvait pour son frère et qui avait tué toute relations possible entre elle et lui suite à la transformation de Lorenzo. La profondeur de ses paroles et le désespoir palpable qu'elles retranscrivaient frappèrent la vampirette de plein fouet. A l'époque où elle avait offert l'immortalité à son Infant, elle n'aurait jamais pensé que cela aurait eu de telle conséquences sur son jumeau. En vérité, jamais cette idée ne l'avait ne serait ce que même effleurée. Il l'avait laissée là et Lorenzo lui avait pardonné ce moment d'égarement dans les bras de son frère. Il avait voulu et accepté de la suivre dans l'éternité et elle l'avait maudit, par faiblesse, pour cristalliser à tout jamais cet amour sans borne qu'il disait ressentir à son égard, pour s'assurer d'être aimée pour toujours par quelqu'un. Oui c'était égoïste, elle lui avait pris son humanité pour de mauvaises raisons, pas parce qu'elle l'aimait et voulait partager le reste de sa vie avec lui, mais parce qu'elle désirait par dessus tout la sécurité qu'il y aurait toujours, dans le monde, quelqu'un qui serait prêt à l'aimer pour ce qu'elle était vraiment. Le destin les avait séparé, l'immaturité de Camille les avait séparé et jamais elle n'aurait cru que cela aurait pu empêcher Alessandro de l'aimer. La brune n'avait jamais imaginé qu'à cause de cela, alors que les deux frères se détestaient cordialement, son amour l'aurait rejeté et humilié avec autant de force. Mais à bien y réfléchir, il était tout aussi responsable qu'elle du sort de son frère. Et l'on revenait toujours à cette nuit glaciale. S'il n'était pas parti, s'il l'avait arrachée à Lorenzo, jamais elle ne l'aurait transformé et jamais il n'aurait eu à lui en vouloir d'avoir agit de la sorte. « Tu aurais pu te contenter de son amour. Pourquoi l'avoir transformé? Pourquoi me l'avoir arraché? Il aurait pu vivre heureux, il aurait pu connaître une vie comme il l'avait rêvé, il avait tout pour être heureux. » Camille décela sans mal le « sans toi » qui brûlait les lèvres du vampire mais qu'il eut la décence de retenir. Se décidant à rompre son silence, puisque toute interrogation a droit à des réponses, elle répliqua.

« Parce que j'ai cru que nous aurions pu être heureux ensemble... Par faiblesse, pour figer à jamais l'amour que ton frère me portait et être sûre de rester, pour quelqu'un la personne la plus importante au monde. C'est égoïste et horrible et tu peux me blâmer autant que tu le désires mais je n'ai fait qu'accéder, aussi, à la volonté de ton frère... Et puis je n'aurai pas eu la lui prendre son humanité si tu avais été à mes côtés à ce moment là... » Elle ne prit pas la peine de cacher le reproche. En fait, il aurait du rester et l'emmener au lieu de fuir. Par amour, il aurait du remplir ce devoir, mais il ne l'avait pas fait déclenchant malgré lui l'effet domino et écrivant dans le marbre la suite des événements qui constituaient aujourd'hui leur histoire et tissaient le fil de leur rancune. Oui, pour l'éternelle Léandres, Alessandro était responsable. La tension était montée et les reproches continuèrent, Camille tournant dans la plaie un couteau dont elle savait qu'il faisait souffrir son interlocuteur. Celui ci se débattit d'ailleurs avec hargne face aux accusations de la belle. Ainsi lui la pensait elle responsable. C'était un cercle vicieux qui ne connaitrait jamais de fin, comment avait elle pu croire que leurs différents pourraient un jour être révolus? Néanmoins le discours du brun sur son implication dans la dégradation de leurs liens fraternel la surpris. Jamais il ne c'était ouvert aussi sincèrement à elle et pour la première fois la demoiselle ressentait avec force le dilemme qui avait tourmenté Alessandro. « Comment peux tu faire comme si tu ignorais que c'est à cause de toi que je déteste mon frère, que j'ai besoin de le faire souffrir parce que je ne peux pas supporter que ce soit à cause de lui que je n'ai pas pu t'aimer, qu'il t'ai préféré à moi. »

Les yeux de la vampirette se voilèrent tandis qu'elle prenait la mesure de ses paroles. Il en voulait à son frère en fait alors... Elle n'était qu'un objet de querelle entre deux jumeaux que le temps et les évènements avaient peu à peu fait enfler. Ainsi le vampire souffrait d'avoir été délaissé par sa propre chair au profit de Camille et de même il en voulait à son frère de l'avoir aimé d'une telle manière qu'il n'avait pas laisser la possibilité à Alessandro de pouvoir le faire aussi sans risque de détruire à jamais toute relation cordiale avec son jumeau. Son cœur mort c'était serré et elle aurait voulu laisser glisser sa main sur la joue de son interlocuteur dans une caresse tendre et réconfortante, mais rien ne se produisit. Elle se contentait de le fixer de ses grands yeux sombres parce que malgré cette déchirure, elle ne pouvait passer l'éponge sur ce qu'il lui avait fait. Il aurait du lui ouvrir son cœur ainsi au manoir, au lieu de la rejeter et de l'humilier, tout aurait pu s'arranger... Peut être n'avait il pas alors assez de recul pour prendre conscience de son véritable ressentiment, mais elle s'en fichait. C'était trop facile de se faire passer pour la victime, l'animal blessé, s'il avait vraiment voulu, s'il ne c'était pas caché derrière des prétextes familiaux pour camoufler sa lâcheté rien n'aurait été pareil.

« Est ce de ma faute si ton frère m'a aimé au point d'en être aveuglé? L'amour qu'il ressentait pour moi était, est, différent de celui qui vous lie. La colère a brouillé sa raison et tu devrais être capable de le comprendre... Ce soir là, il a rengainé son épée, parce que quoique tu penses il n'a jamais cessé de t'estimer et de t'aimer, mais votre rivalité à nourrit sa haine tout autant que la tienne mais cela ne signifie pas qu'il n'y a plus d'affection. La famille est une chose intangible, et les relations de jumeaux sont conflictuelles. Partager le même sang, le même visage, la rivalité et la jalousie sont des parties inhérentes de la gémellité, si ce n'avait été moi, autre chose vous aurait séparé... Parce que ça a été moi et parce que l'histoire est ce qu'elle est, vous n'avez jamais pu tirer un trait sur ce qui vous oppose. Mais l'Amour ne se contrôle pas, que ce soit celui de Lorenzo à mon égard, le notre, ou celui qui te lie à ton frère. Les trois existent et s'entremêlent. C'était aussi a toi de prendre ta part de responsabilités, d'assumer tes sentiments et d'agir en conséquence. Tes fuites et tes provocations incessantes envers ton frère n'ont fait qu'envenimer les choses... Il serait peut être temps pour toi d'en prendre conscience... » Son regard c'était fait plus dur et froid l'espace de quelques secondes avant de se laisser noyer par le silence et de prendre cette teinte provocatrice lorsqu'elle se colla contre lui, effleurant ses lèvres, le provoquant parce que si le passé avait son importance, c'était du présent que la belle attendait vraiment quelque chose.

« C'est exact, je t'aimais et je voulais que tu restes, il y a des siècles de cela tu l'as toi même souligné... Après la chasse que tu m'as mené et ton attitude de ce soir il semblerait que les rôles se soient inversés. »Répliqua t'elle sarcastiquement tout en passant sensuellement sa langue sur sa lèvre supérieure pour effacer la trace du royal blood, elle ancra ses prunelles dans celles de son amour maudit en affichant un sourire innocent teinté néanmoins d'une provocation notable.
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SIGNALEMENT : le démon qui gouverne les ombres de cette ville.
HABILITIES : Thaumaturgie - La main de destruction ; capacité à voir le monde des esprits, sentir la mort.
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Lucian A. Corleone
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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   28/5/2010, 01:38

Il aurait préféré ne rien ressentir, être capable de ne sentir qu’un vide, une absence, peut-être une douleur légèrement amère sur son cœur mélangé à un sentiment de tendresse lié au souvenir de leur baiser, instant sublime entouré de tant de noirceur. Il aurait tellement aimé pouvoir la fixer sans rien sentir, sans que son cœur ne s’affole, sans colère dans son cœur. Si seulement il était capable de feindre ce vide, d’effacer les tourments de mettre en off tout cette aigreur qu’il ressentait, cette rage qui l’envahissait, ce fol espoir de pouvoir tout effacé et de la prendre dans ses bras, s’enfouir contre elle, fermer les yeux et tout oublier. Mais il en était incapable. Lorsqu’elle était apparue de blanc vêtue dans ce parc entourant la demeure familiale où il avait toujours vécu, il avait éprouvé une fascination douloureuse, un sentiment de plénitude absolue et une ivresse. S’il n’y avait eut ce baiser, il aurait peut-être pu l’oublier, si son frère ne l’avait pas menacé avec son arme, il aurait pu mettre ça sur le compte du fait qu’elle était une vampire et lui un humain, qu’elle était magnifique et lui un adolescent qui n’avait encore connu les affres de l’amour. Ce qui aurait pu se passer, il l’ignorait, mais ça ne cessait de le hanter, et ces questions revenaient sans cesse pour le mettre au suplice. Jusqu’à ce que finalement il accepte un fait. Il était tombé follement amoureux lorsqu’il l’avait vu. Elle ressemblait à un ange et il avait éprouvé un mélange de fascination et d’ivresse qui est l’amour, il avait eut peur que ce ne soit qu’une illusion, il avait ressentit cette sensation éprouvante que le monde s’était soudainement arrêté de tourner. Oui, c’était un coup de foudre. Un véritable coup de foudre. Et lorsqu’elle s’était approchée sans bruit, avec tant de sensualité l’entourant, et qu’elle l’avait embrassé alors il avait su, à cet instant précis, qu’il l’aimerait pour toujours, que ça serait délicieusement douloureux et qu’il ne pourrait jamais oublier cet instant même s’il avait peur de rouvrir les yeux lorsqu’elle mit fin à ce baiser tourbillonnant et inoubliable. Il n’avait encore connu l’amour, et ne savait ce qu’était un vampire, mais son cœur était ouvert à l’amour et ce qu’il avait ressentit l’avait pratiquement fait explosé. C’était comme si le monde soudainement s’était offert à lui, comme si la vie lui avait accordé une chance inouie, comme si elle lui avait été destinée depuis toujours. Et cette sérénité qu’il avait ressenti lorsqu’il avait contemplé ces opales flambantes de désir était difficilement oubliable. Elle avait fait battre son cœur innocent comme personne au monde n’était parvenu à le faire auparavant. Il était mortel lorsqu’il l’avait aimé. Malgré toute la haine et la colère qu’il éprouvait envers elle, il ne pouvait oublier ce qu’il avait ressenti à ce moment là, lorsqu’il était encore humain, et que son cœur battait à s’en rompre dans sa poitrine. Il ne pourrait jamais oublier cette sensation. Quel dommage.

Parce qu’aujourd’hui il réalisait pleinement que s’il avait été capable d’oublier ce baiser tout aurait été plus simple. Certes, elle n’y était pour rien si Magnus l’avait repéré dans ce petit théâtre parisien et l’avait enlevé. Ce n’était pas de sa faute à elle, s’il avait été privé de sire et qu’il avait réalisé combien il fallait être fort pour survivre sans un sire à vos côtés. Cependant, ce qu’elle avait exigé de lui avait été trop dur à accepter, si bien qu’il avait refusé. Si à un moment de sa vie, il s’était montré juste envers son frère, ça avait été cette nuit, chez Camille, lorsqu’il avait choisit de s’envoler sous sa forme animale plutôt que de rester avec elle, sachant que Lorenzo devrait se passer de celle qu’il aimait follement et de son sire. Pourtant, s’il avait pu oublier ce baiser, il n’aurait pas porté tant de colère et de haine envers son frère. Avec les années… non en fait, il n’aurait sans jamais pu lui pardonner d’avoir choisit Camille au lieu de lui. S’il n’avait pas éprouvé un tel sentiment envers la vampire qui avait transformé son frère, il aurait sans doute pu l’oublier totalement et aujourd’hui, il pourrait affronter ces retrouvailles inattendue avec plus de sérénité au lieu de laisser sa colère et son cœur parler, s’affronter dans un mélange de larmes et de haine. Elle ne pouvait comprendre. Il lui en voulait parce qu’il ne pouvait pas admettre que c’était de sa faute à lui si son frère avait souffert, c’était plus simple de l’accuser parce qu’elle avait prouvé qu’elle était capable de haine farouche, d’une éclatante jalousie et d’une vengeance dangereuse. C’était plus facile de l’accuser elle, celle qui n’écoutait que son cœur, et ne faisait pas attention aux conséquences de ses actes, plutôt que de s’accuser lui, le monstre égoïste qui voulait se parer du visage de l’innocent. Il avait tant appris à se contrôler, à être meilleur, mais à chaque fois qu’il avait la sensation d’approcher de l’absolution, tout remontait à la surface et venait tout détruire. Il n’était pas bon, il n’était pas capable de faire le bien, alors pourquoi n’acceptait-il pas le rôle du méchant ? Après tout, c’était du sur mesure. C’était lui qui voulait tourmenter son frère et le punir pour quelque chose qui s’était déroulé près de 450 ans auparavant. Son frère avait écouté son cœur, s’était montré jaloux et s’était emporté. Il était humain et amoureux. Alessandro aurait dû être capable de lui pardonner, mais il avait été transformé alors qu’il était en exil à cause de la folie de son frère et d’un malheureux baiser, et l’étreinte n’était parvenue à effacer l’impression d’avoir été renié par une partie de soi-même, l’impression de n’être plus qu’une ombre parmi les ombres. Les événements s’étaient enchaînés et au fond, ça n’était la faute de personne, mais il fallait bien un coupable.

« Tu peux me haïr, me détester, te dire que c’est à cause de moi si tu as souffert… j’ai l’habitude après tout. » fit-il en souriant, mais ce n’était pas un de ces sourires plein de joie, au contraire ce sourire semblait épuisé, plein de lassitude, exprimant à la fois des regrets et de la peine, une souffrance amère bien dissimulée derrière ce visage rieur qui prenait si facilement une expression amusée comme si la vie n’était finalement qu’un jeu pour lui. Il était tellement habitué à masquer ses émotions, que c’était plus fort que lui, mais devant elle, sa façade souriante se fendillait de partout pour tomber en morceau à ses pieds. Il fit un signe à la serveuse pour qu’elle lui amène quelque chose de plus fort, quelque chose d’alcoolisé. « Mais s’il te plait, arrête de me répéter que tu l’as fait pour lui. Il n’était qu’un stupide mortel complètement amoureux. Bien sûr qu’il allait te demander l’immortalité, parce qu’il pensait que tu l’aimais et que tu l’aimerais toujours. » Amère, le vampire l’était. Il savait quelle part de responsabilité il avait eut dans les évènements, mais savait également quelle était la part de la vampire magnifique se tenant devant lui dont la vision lui était si douloureuse. C’était facile de l’accabler de reproche, facile de se répéter que tout était de sa faute, la vérité était qu’il était autant coupable qu’elle. Il n’aurait pas pu sauver son frère en restant auprès de lui, mais il aurait pu ne pas le haïr durant toutes ses années. Ca il aurait pu au moins le faire. Mais non. C’était tellement plus simple de le lui en vouloir. Et encore aujourd’hui, il était incapable de lui pardonner d’avoir préféré une inconnue à lui. Il était jeune, stupide et amoureux, mais diable ! c’était son frère. A cause de lui, il avait été à Paris, avait été enlevé par un vampire à moitié fou, séquestré, avait souffert et avait été transformé contre sa volonté. Certes, il avait immédiatement aimé sa nature, mais combien ont souffert à cause lui ? Son meilleur ami avait cherché à comprendre ce qui était arrivé à Alessandro et il en avait perdu la raison et la vie. A cause de ce malheureux baiser tant de vie avait été brisée. Alessandro avait accepté d’endossé le rôle du méchant, il était tellement bon dans ce rôle, et il faisait tellement bien le mal, mais on ne pouvait pas lui dire qu’elle n’avait rien fait. Elle avait été la base de tout, le commencement et la fin. Et ce n’était pas en niant qu’elle obtiendrait son pardon. Mais peut-être qu’elle ne cherchait pas le pardon. Que voulait-elle ?

La tirade fut éloquente. Camille avait exposé les faits avec une clarté étonnante. C’était la sagesse même qui ressortait de ses propos. Si Elisius lui avait tenu un tel discourt, le jeune vampire lui aurait sans doute rit au nez mais aurait compris, saisit, et aurait écouter finalement. Mais ce n’était pas ce vampire qui inspirait le respect et le silence qui se tenait devant lui, c’était celle qui avait été la cause de tout cela, que ce soit volontaire ou non. Il était stupide de lui en vouloir tout comme il était stupide de ne pas avoir mis à profit ce demi siècle d’existence pour pardonner à son frère. Les choses étaient ainsi. Alessandro ne pouvait pas pardonner à son frère. Il avait bien tenté mais avait échoué. Tout ce qu’il pouvait faire c’était tenté de cohabité avec lui, et il y parvenait presque. Les tensions n’avaient jamais été aussi calme entre eux, mais il savait que cela ne durerait pas. Tôt ou tard, leur rivalité resurgirait. Le vampire contempla la vampire qui venait de faire preuve d’une sagesse inouie prouvant qu’il s’était trompé sur son compte et qu’elle était capable d’infiniment plus de sagesse qu’il n’en serait jamais capable. Tout un tas d’idées de répliques lui vinrent en tête, mais aucune n’étaient empreinte de sagesse. La tension tendait le moindre de ses muscles. Il était devenu une boule de nerf à fleur de peau, telle une bombe prête à exploser. Suffisait qu’elle le touche pour qu’il se mette à hurler. Comment osait-elle lui tenir un tel discourt ? Il pouvait accepter un certains nombre de chose de sa part, qu’elle essaie de le tuer, qu’elle lui saute dessus, qu’elle l’embrasse passionnément, qu’elle le torture durant des heures entières, mais qu’elle tente de le raisonner comme si elle le connaissait, comme si elle pouvait savoir ce qu’il ressentait, ça non. Finalement la tension céda sous la forme d’un fou rire typiquement nerveux. Ce rire sonnait faux, avec sa voix de vampire, c’était presque douloureux de l’entendre rire, comme des ongles crissant sur un tableau noir. Lorsqu’il y eut un apaisement dans son rire, il dit simplement : « Tient, tu es devenu psy ? » puis le rire reprit. C’était plus fort que lui, il se tordait sur la banquette incapable de reprendre son sérieux. Il y avait tant de choses qui s’exprimaient à travers son rire, la colère, la haine, l’amour, la nervosité, les regrets, la culpabilité, la tendresse, et puis la rage. Lorsque le rire le quitta enfin, il s’effondra épuisé contre la banquette tentant de conserver un peu de dignité.

Il lui fallut un bon moment pour parvenir à être capable de parler sans que son ton ne soit sarcastique, et encore, il sentait l’ironie prête à venir, il lui suffisait de se laisser aller, de ne pas tenter de conserver un tant soit peu de sang froid. La fixant, il n’éprouvait que la douleur et de la souffrance. La vampire le regardait avec cet air aussi sûre d’elle et il se demandait ce qu’elle lui voulait. Pourquoi s’était-elle assise ici, pourquoi avait-elle tenté de le provoquer avec cet humain, pourquoi lui faisait-elle tout ce manège ? Que voulait-elle de lui ? Bon sang, il avait l’impression qu’il était le seul à l’aimer, qu’elle se moquait pas mal de lui, que tout ce qui lui importait c’était de passer une bonne soirée et que lorsqu’elle serait lasse de lui, elle se lèverait et quitterait le bar. N’avait-il été qu’un jouet entre ses mains ? Elle lui avait dit qu’elle l’aimait, ça semblait sincère, mais à présent il doutait. Si elle l’aimait comme elle le prétendait, pourquoi avait-elle tenté de le battre à mort ? par jalousie, mais elle ignorait à quel point il aimait Orphée, et tant de temps s’était écoulé. Il ne comprenait pas ou plutôt, il ne comprenait plus. Il se sentait épuisé et perdu. Elle jouait avec lui. Il ignorait si elle l’avait aimé, mais à cet instant il savait qu’il n’était plus qu’un jouet entre ses mains et que dans quelques instants elle pourrait faire de lui ce qu’elle voulait. Il n’était pas de taille à se battre contre elle, il ne l’avait jamais été, mais il ne lui cèderait jamais. Son esprit lutterait jusqu’au dernier instant, jusqu’à ce qu’il trouve une issue de secourt, encore lui faudrait-il avoir la force de l’atteindre. Les précédentes fois, il avait une raison d’avoir autant de volonté, la colère de comprendre qu’il avait été dupé, l’amour qu’il portait à Oprhée, le désir de la sauver, mais aujourd’hui, il n’avait plus rien, aucune arme, aucune carte, aucune porte de secours. « Je ne sais plus, Camille, je ne distingue plus le vrai du faux dans tes paroles. Je crois que je t’ai aimé follement, et que lorsque j’avais besoin de quelqu’un, désespérément qu’on m’aide, le seul moment où j’ai jamais eut besoin d’aide, tu n’étais pas là. Alors peut-être que j’ai été fou de penser que tu pourrais être cette personne. Peut-être que tu as raison, je ne mérite sans doute pas… » tournant ses yeux vers elle, il plongea dans cet ocean froid et glacé. « ton amour… s’il a jamais existé pour moi. »

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Burn, baby, burn
The walking dead

Dieu ne m’a pas attaché au bas ventre un petit pieu prompt à faire son devoir, un coït rapide comme une fusillade, mais un membre chaud et doux, acide et mollement rigide, qui est l’esclave de son énormité et dont je suis l’esclave. PIER PAOLO PASSOLINI

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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   20/6/2010, 01:09

L'Amour est la plus douce des souffrances parait il. Qui n'a jamais rêvé de vivre le grand Amour, celui qui ravage en un instant votre cœur, le faisant tambouriner dans votre poitrine, remonter dans votre gorge, cogner si fort qu'il semblerait qu'il va exploser. L'Amour c'est l'impatience, la volonté toujours plus grande d'être près de l'être aimé. L'Amour c'est la peur, celle d'être rejeté, de perdre l'objet de son affection. L'Amour c'est la suspicion, les mensonges, les disputes et surtout la douleur. La douleur vient quand l'Amour prend fin, quand l'être aimé part et vous abandonne sur la route, dévasté, le cœur en miettes, le visage baigné de larmes et la voix éraillée d'avoir trop crié le désespoir de la solitude. Enfin l'Amour c'est le vide, celui qui prend place dans le trou béant de votre poitrine, qui habite votre regard, tire vos traits et vous mène inlassablement vers la folie. L'Amour c'est ça, c'est quelques secondes de bonheur intense qui laissent place à des centaines d'années de souffrances, de haine, de rancune, d'amertume et de lassitude. Et pourtant, pourtant, on en redemande toujours, cet Amour, ce bonheur éphémère, on court tous après, sans cesse, dans l'espoir vain de le voir durer, refermer à jamais la plaie des amours passés. Mais ce n'est qu'une illusion, il n'est d'Amour qui dure toujours et cela Camille l'avait appris d'expérience. A l'échelle humaine on pouvait aimé un an, dix, vingt, trente, cinquante, quatre-vingt même, mais aimer plusieurs siècles durant est impossible, il y a toujours un grain de sable pour enrailler la machine et une fois que la mal est fait, il est irréparable. A presque 600 ans d'existence la brunette savait pertinemment que tout comme les chevaliers de la table ronde avaient cherché le Graal sans résultat, l'Amour éternel était une chimère, une fable pour rendre le cœur plus léger et nourrir les espoirs d'une vie. Malgré cela, bien que l'ancienne ait pris totalement conscience de la véracité de ces faits, elle ne pouvait s'empêcher de croire, encore et toujours, de ranimer la flamme et de poursuivre cet idéal impossible parce que sans ce fol espoir la demoiselle savait, que sa vie -ou non vie- n'aurait alors simplement plus de sens. Elle était morte en tant qu'humaine et née en tant que vampire par amour, elle avait surpassé la douleur du rejet grâce à l'amour et encore aujourd'hui l'espoir d'aimer et de l'être en retour restait son moteur, son but, sa raison d'exister simplement. La souffrance était son pain quotidien, se réveiller seule ou dans les tristes bras d'un inconnu, ressasser sans cesse un bonheur perdu, qu'il s'agisse d'une centaine d'années révolue ou des quelques minutes d'un baiser qu'on ne peut oublier, elle y était habituée. Ses grandes opales étaient hantées par les réminiscences de ces instants et elle aspirait plus que tout à pouvoir y accéder une nouvelle fois. La belle était prête à se damner de nouveau pour goûter à quelques brèves secondes d'un amour heureux et réciproque, alors il était aisé de comprendre qu'elle ne pouvait décidément pas se résoudre à s'éloigner d'Alessandro. Il était le seul après Louis dont elle soit jamais tombée amoureuse. Mais contrairement à son Sire, Camille et Alessandro n'avait jamais pu consommer réellement leur amour et la frustration était entrée en jeu, puis la haine, la rancune et tout ce que leur histoire et altercations communes avaient apportées de mauvais à leurs sentiments réciproques. Et même après 500 ans de haine, fuites, combats, souffrances et douleurs, ils étaient là, se faisaient face, tentaient de s'expliquer pour la première fois même si au fond, tous deux savaient que les blessures qu'ils c'étaient mutuellement infligées étaient trop profondes pour pouvoir en effacer les cicatrices, pour celles qui avaient cicatrisées, ils essayaient. Et c'était si doux, d'être à nouveau à ses côtés sans avoir besoin de se massacrer et de joindre aux paroles un véritables bain de sang et de larmes.

Mais cette accalmie n'était là qu'en surface, le ton cordial, l'absence de bataille ne révélait en aucun cas une réconciliation totale, l'absolution des pêchés, le pardon et le départ d'une nouvelle relation. Au contraire, ils étaient toujours liés par le passé et s'embourbaient un peu plus au fil de la discussion dans les reproches. Chacun rejetant la faute sur l'autre sans être réellement capable de prendre la mesure de leur responsabilité dans les évènements. Et pour cause c'était bien plus facile pour eux de se défausser de toute implication et d'admettre, pire de s'excuser peut être. Leur fierté à tous deux les en empêchait et c'était sûrement l'obstacle principal sur la route de leur réconciliation. Pourtant, au jour d'aujourd'hui, au point ou en était la brune elle aurait pu s'excuser, endosser les torts, juste dans l'espoir de mettre un terme à cette oppositions que la rongeait sans lui laisser le moindre répit depuis trop d'années déjà. En vérité, elle était fatiguée de courir après l'amour et les hommes, fatiguée d'un existence de déceptions et de peines. Il en venait des soirs ou la simple pensée d'un Louis ou d'un Alessandro la terrassait de telle sorte qu'elle restait simplement recroquevillée sur son lit à pleurer d'intarissables larmes de sang. Si elle avait gardé l'apparence d'une éternelle enfant, d'une adolescente à peine entrée dans le monde adulte, les années de son existence l'avait faites grandir d'une manière imperceptible pour quiconque regarderait. Elle avait mûri, son âme, si elle en avait encore une, avait vieillit et avec elle sa vision des choses avait changé. Elle enviait ces Candice, Orphée et autre Alejandra, humaines capables d'un regard de provoquer une passion qu'elle n'avait su entretenir chez Alessandro. Elle enviait leur éphémère bonheur et l'inconstance de leurs sentiments, car même si elle l'avait voulu, Camille était juste incapable d'oublier, de tirer un trait sur ses souvenirs qui la faisaient souffrir un peu plus chaque nuit. Oui, elle était responsable. Responsable d'avoir fait succomber deux frères et de n'avoir pu en aimer qu'un. Responsable de les avoir laisser se déchirer et de s'en être délecter. Responsable d'avoir choisit la facilité et d'avoir été égoïste et immature. Oui, elle n'avait avant tout chercher que son propre bonheur et au final ou cela l'avait il mené? Ici dans cette alcôve où, une fois encore, elle c'était naturellement drapée du masque de la fierté pour faire face aux reproches et à la hargne d'un Alessandro toujours aussi campé sur ses positions. Elle ne pouvait se départir de cette fierté, la seule alliée qui ne l'ait jamais abandonnée et qui l'ait sortie de l'abîme de la folie, elle n'était pas encore prête à laisser tomber l'armure et se mettre à nue devant Alessandro parce qu'elle n'était absolument pas sûre que ce dernier, si ce n'est fasse de même, au moins l'accepte et n'en profite pas pour la frapper au flanc ou en plein cœur et l'achever. Non elle ne le détestait pas, au contraire, elle ne l'avait sûrement jamais autant aimé qu'en cet instant, mais elle était fatiguée de se battre, elle lui avait maintes fois prouvé son amour, elle lui avait crié, avait tué pour lui mais elle c'était toujours heurtée à un mur infranchissable et elle en avait assez de se cogner aux pierres dures et froides. Mais en voyant ce sourire plein de lassitude que le vampire lui tendit elle pris conscience que cet épuisement n'était pas son fardeau exclusif. Elle souffla alors presque inaudiblement de sorte à ce qu'il fut possible que le brun ne l'entende pas, couvant son interlocuteur d'un regard tendre.

"Je ne te déteste pas, je ne l'ai jamais fait..." La vérité c'était que personne ne l'aimerait jamais comme elle l'avait fait, et comme elle le faisait toujours. Mais il n'était toujours pas prêt à accepter cet amour et Camille n'était plus très sûre d'avoir encore la force de raviver la flamme encore longtemps. Malgré toutes ses convictions il arrive un moment ou le seuil de douleur atteint est tel qu'il éclipse purement et simplement l'idée même d'un bonheur à deux. Les reproches d'Alessandro continuèrent et Camille détourna son regard pour le plonger à nouveau dans son True Blood. Bien sûr qu'elle savait que Lorenzo c'était naïvement laissé transformer par amour pour elle, bien sûr qu'elle savait qu'elle l'avait maudit en faisant de lui son Infant mais elle ne regrettait pas, non elle ne regrettait plus. Lorenzo avait fini par trouver sa voie et encore aujourd'hui elle savait qu'elle pouvait compter sur lui et cela la réconfortait. Il était en quelque sorte sa seule vraie famille et pour cela elle ne regrettait plus. Sa réponse aux dires, on ne peut plus véridiques d'Alessandro vint mécaniquement, presque froidement et indifféremment. "Tu as raison. Je l'ai fait pour moi, pour me protéger et aujourd'hui je ne pense pas que ça ait été une erreur. Je l'aime toujours, de la même manière qu'il y a 500 ans et son affection m'est d'un secours incommensurable. Voilà, tu es satisfait, je suis une vampire égoïste, je l'ai mordu par faiblesse, pardon de ne pas être parfaite et de ne pas avoir jeter mon dévolu sur la famille voisine" Elle n'était pas amère contrairement à Alessandro, mais acide. Le passé, le passé, elle en avait assez. On ne pouvait plus rien y changer, ce qui était fait ne pouvait être défait et pourtant ces évènements revenaient sans cesse et cristallisaient toute discussion, rendant impossible un avancement quelconque. Alors oui, elle était la vilaine vampire qui avait tout détruit sur son passage, voilà c'était dit, c'était fait. Maintenant c'était à lui de choisir de la tuer maintenant ou de passer outre, enfin et si ce n'est de pardonner au moins de classer le dossier. Ressasser les choses ne les modifierait pas et continuerait juste de remuer le couteau dans le plaie et la brunette pensait avoir déjà assez saigné. Oui elle voulait être pardonnée, non en fait elle voulait qu'il l'aime enfin car le regret de n'avoir pu vivre son amour avec Alessandro pesait plus lourd sur ses épaules que toutes les années passées de sa longue vie et non vie. D'un banal évènement, un baiser, un amour naissant, tout avait dégénéré, coup du sort, tragédie du destin. Ni l'un ni l'autre n'avait voulu que les choses se déroulent ainsi et pourtant elles l'avaient fait et c'était juste idiot de continuer à se blâmer d'avoir jouer de malchance.

Elle voulait essayer de le raisonner, vraiment, elle voulait simplement faire avancer les choses en lui exposant les faits de cette manière en essayant d'être la plus objective possible, de s'exprimer sans blâmer personne. Mais la réaction du brun glaça le sang déjà froid de l'ancienne. Le rire nerveux du vampire serra le cœur mort de la belle et son poing se serra. "Tient tu es devenue psy?" C'est tout ce qu'il avait trouver à lui répondre? Son rire repris, pire que la première fois, et la maelström de sentiments qu'il exprimait frappa Camille de plein fouet tandis qu'elle regardait son interlocuteur s'effondrer sur la banquette. Les jointures blanchies du poing serré de Camille se serrèrent plus fort encore, fut il possible de le faire, et elle retint avec peine un tremblement douloureux. Ses yeux s'emplir d'un désespoir infini et elle se senti glisser dans l'abîme, comme le soir où il l'avait abandonner dans son hôtel particulier après qu'elle lui ait crié ses sentiments. Une seconde leurs regards se croisèrent, mais Camille se détourna. Elle avait senti les larmes monter, inonder ses paupières qu'elle maintenait à présent désespérément closes. A quoi bon? A quoi bon? Elle ne pouvait plus, c'était trop dur. Trop dur de l'affronter encore, trop dur de se heurter au même mépris, à la même carapace. Elle en avait assez d'essayer en vain, de se mutiler pour une chimère. Il riait quand elle voulait pleurer, il la méprisait quand elle voulait s'expliquer, la rejetait quand elle disait l'aimer et refusait simplement de la pardonner. Alors à quoi bon se battre? Dialoguer avec un mur aurait été, certes plus ridicule, mais beaucoup plus constructif et surtout moins douloureux. Tandis qu'Alessandro reprenait ses esprits Camille elle, tentait de reprendre le dessus. Elle refusait qu'il la voit à nouveau aussi faible que ce soir là, elle ne voulait plus le laisser la mettre à bas une nouvelle fois et jouir de la domination qu'il pouvait avoir sur elle, sur son cœur et ses sentiments. Car oui, c'était dans la nature de la brunette de se laisser conduire par ses sentiments et aujourd'hui elle avait juste si mal. Les secondes s'écoulèrent et tous deux se redressèrent, Camille fixa Alessandro de son regard le plus sûr d'elle tandis qu'à l'intérieur elle se sentait fendillée, prête à se briser au moindre souffle de vent. Pourtant elle tentait de résister, de se montrer fière encore une fois. Leurs regards se mêlèrent et le vampire s'ouvrit, un peu et les paroles qu'il eut firent l'effet d'une épée plantée dans l'estomac de la vampirette. "Peut-être que tu as raison, je ne mérite sans doute pas… ton amour… s’il a jamais existé pour moi.". Elle ouvrit la bouche. Elle aurait voulu être capable comme lui de rire à ces mots, d'exploser, de passer au dessus de tout ça et de se redresser comme si de rien n'était, mais là elle sentait déjà le barrage céder et ne put empêcher sa voix de trembler lorsqu'elle lui répondit enfin, après de longues minutes de silence.

"Tu as sans doute raison, je ne t'ai jamais aimé, j'ai juste joué avec toi. Détruire une paire de jumeaux quoi de plus excitant comme jeu? Toutes ces peines, ces souffrances et ces vengeances c'était du cinéma. Tu étais là tu as du t'en rendre compte non? Il faut croire que la partie est terminée n'est ce pas... Ne t'inquiète pas, je vais disparaitre de ta vie... je vais disparaitre, game over..." Un rictus douloureux drapa ses traits et elle se leva brusquement, renversant le true blood qui s'écoula le long de la table pour venir glisser jusqu'au sol. Elle ne fit rien , s'extirpant avec difficulté de l'espace exiguë de l'alcôve, elle tourna le dos à Alessandro, sentant déjà les larmes inonder son visage. Voilà, elle l'avait libéré non? Maintenant il allait pouvoir la détester de tout son saoul, la maudire et même venir la tuer, elle se laisserait faire de toutes façons. Elle mourrait dignement, mais elle ne voulait pas qu'il la voit comme ça. Puisqu'il en était venu a croire que son amour pour lui n'avait jamais existé alors elle préférait l'en soulager une bonne fois pour toute, tant pis si elle devait se détruire par la même occasion, de toutes façons cette histoire la tuait déjà à petit feu alors bon. Elle espérait avoir été assez convaincante sans son rôle de grande méchante, et surtout, elle priait pour qu'il ne la retienne pas car elle ne pouvait retenir ses larmes donc la couleur écarlate tranchait de façon sanglante avec sa peau diaphane. S'il la voyait comme ça nul doute qu'il se rendrait compte qu'elle avait mentit et là nul fierté ne pourrait la protéger elle serait simplement, faible, nue à sa merci et ne pourrait plus cacher toute l'étendue de son amour. Un pas devant l'autre elle essayait de mettre un maximum de distance entre elle et l'alcôve, sa marche de plus en plus rapide, ses larmes de plus en plus nombreuses, noyaient son visage tandis que l'image de la sortie de dessinait dans le flou de son champs de vision, elle y était presque...


(pfioooou je me sens vidée et super triste... duuuuuur)
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SIGNALEMENT : le démon qui gouverne les ombres de cette ville.
HABILITIES : Thaumaturgie - La main de destruction ; capacité à voir le monde des esprits, sentir la mort.
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MessageSujet: Re: If you want blood you've got it Ft. Camille Léandres.   22/6/2010, 02:06

« Je ne te déteste pas, je ne l'ai jamais fait... » avait-elle dit d’une voix presque lasse. C’était comme si elle lâchait soudainement prise. Sa voix semblait plus faible, moins affirmée. Peu à peu, il vit ses barrages tomber. Son visage n’était plus fermé. Elle se dévoilait enfin. Alessandro détaillait le visage de la belle vampire, il s’attarda sur sa petite bouche qui l’avait rendu fou. Pour elle, il aurait tout quitté lorsqu’elle l’avait embrassé pour la première fois. Si elle le lui avait demandé il aurait tout plaqué, parce qu’elle lui avait montré ce qu’était l’amour. Lui qui était habitué à charmer les femmes sans jamais vraiment s’y attacher, sans ressentir un sentiment proche ou lointain de l’amour, c’était de l’amusement, un jeu, mais lorsqu’elle l’avait embrassé il avait comprit alors ce qu’on appelait l’amour. Il avait cru qu’elle resterait avec lui, qu’elle l’emmènerait loin, mais il s’était trompé. Lorsqu’elle l’avait embrassé, elle s’était abandonné à lui, mais c’était un autre type d’abandon. Ce n’était pas de la lassitude, ni de la fatigue face à un combat qu’on s’imagine déjà perdu. Elle s’était abandonnée dans ce baiser parce qu’elle avait ressentie elle aussi cet amour puissant. De cela il n’avait jamais douté, même si par moment il se demandait si tout cela n’était pas un jeu pour elle, mais ce qu’il avait ressenti durant ce baiser, ça ne pouvait pas être simuler. Et face à cette voix mal assurée, à ce dénuement qu’il sentait en elle, il se disait que c’était le même abandon, qu’elle ne lui avait pas menti lorsqu’elle l’avait embrassé.

Le vampire transit par cette certitude avança sa main pour attraper celle de la vampire. C’était un réflexe stupide, devant sa détresse, il n’avait pu s’en empêcher. Son geste était stupide. Lui prendre la main ne résoudrait rien, la colère était trop tangible encore entre eux. Mais durant ce court instant, il ne voyait que sa détresse, sa fatigue, il voyait son abandon, sa lassitude, il sentait son désarroi, et il savait alors qu’elle l’avait aimé, même si ça n’avait duré que quelques instants. Levant les yeux vers elle, son regard croisa celui de la vampire, ces deux opales trahissant sa peine mais aussi sa colère flamboyante. Il se sentit à la fois le méchant de l’histoire et en même temps la victime. C’était lui qui l’avait poussé à bout encore une fois, il avait été trop loin, et même s’il avait besoin de la voir pleurer pour lui pardonner, c’était vache et mesquin. Pourtant ce n’était pas un jeu, il n’essayait pas de la manipuler ni de la faire souffrir juste pour prendre son pied. Le vampire se senti désorienté par ce regard. Retirant sa main, il se sentait presque trop proche d’elle. En prenant sa main, il avait été trop loin ou pas assez. Le vampire ne parvenait pas à lui pardonner, pas plus qu’il ne parvenait à effacer de sa mémoire ce qu’il avait ressenti devant le corps inanimé de Orphée. Il s’était comporté comme un salaud après ça. Mais la seule chose à laquelle il avait pensé c’était à cette humaine qui se vidait de son sang. Ca semblait évident sur le moment, il aimait Orphée, il la voulait comme il n’avait jamais désiré qui que ce soit, elle se refusait à lui, la meilleure manière de le rendre accro. Camille dans tout ça ? Elle était folle de rage et l’avait pratiquement battu à mort. Tout ce qu’il voyait c’était une créature à moitié démente, avec du sang dégoulinant de son menton, une créature qui venait de boire le sang qu’il avait tant désiré, qui venait de briser le corps qui hantait ses journées, il n’avait pas voulu la voir comme celle qu’il avait embrassé, aimé, qu’il avait espéré revoir.

Ce serait tellement plus simple de lui avouer qu’il avait agit par instinct, qu’il n’avait pas comprit qu’elle aussi souffrait, qu’il n’avait écouté que ses propres sentiments ignorant les siens. Mais il en était incapable. Trop fier pour s’excuser, pas assez courageux pour avouer qu’il était simplement trop égoïste. Elle était sans doute plus courageuse que lui, car pratiquement dans un souffle, à moitié brisée par la souffrance, elle évoqua la transformation de son frère jumeau. « Tu as raison. Je l'ai fait pour moi, pour me protéger et aujourd'hui je ne pense pas que ça ait été une erreur. Je l'aime toujours, de la même manière qu'il y a 500 ans et son affection m'est d'un secours incommensurable. Voilà, tu es satisfait, je suis une vampire égoïste, je l'ai mordu par faiblesse, pardon de ne pas être parfaite et de ne pas avoir jeter mon dévolu sur la famille voisine. » Il sentait dans ses paroles quelque chose de vrai, quelque chose d’à la fois terrifiant et de rassurant. Terrifiant parce la vérité n’est jamais plaisante à entendre, elle vous donne des frissons et vous garde l’œil ouvert. Rassurant parce qu’au fond, savoir que son frère avait aimé cette femme, qu’il l’avait chérit et qu’il ne lui en gardait pas rancune était mieux ainsi. Si seulement il avait été capable d’être aussi ouvert à l’amour que son frère, si seulement il avait montré plus de courage, si seulement il avait agit plutôt que subir les événements. Il se sentait tellement idiot à présent qu’il n’osait même pas la regarder dans les yeux. Supporter son regard après ce qu’elle venait de lui avouer à demi mot était trop dur. Elle avait dit qu’elle l’aimait, mais il savait que ce n’était pas lui qu’elle désirait. Pourquoi était-ce si compliqué. Et si en démontrant son courage il brisait le bonheur de son frère ? La rage l’envahit soudainement.

Et pourquoi chercherait-il à protéger son frère ? C’était à cause de lui qu’il avait fuit à Paris, qu’il avait renoncé à cet amour si puissant qu’il avait ressenti. Ce baiser lui avait donné des ailes que son frère avait brisé l’instant d’après. Son frère jouait les victimes, il lui disait qu’il ne lui en voulait pas, mais c’était lui qui l’avait menacé, Alessandro avait fuit pas parce qu’il manquait de courage mais parce qu’il ne supportait pas de voir son frère le haïr ainsi. Jamais il n’aurait pu affronter ce regard et fuir avec Camille, jamais il n’aurait pu accepter de rendre son frère malheureux. Mais Lorenzo l’avait menacé de mort. Bon sang, dans cette histoire il n’avait certainement pas le rôle du méchant même s’il préférait aujourd’hui jouer les méchants parce que c’était plus facile. « C’est de sa faute. S’il ne m’avait pas menacé, aujourd’hui tout serait différent. » fit-il dans un soupire. C’était si horrible de dire ça. Repousser la faute sur son frère était si facile, pourtant c’est ce qu’il ressentait. Il se sentait tellement oppressé par les sentiments de Camille, tellement malheureux à l’idée de l’avoir repoussé alors qu’elle l’aimait autant qu’il l’aimait, tout ça pour son frère qui n’avait jamais dit le moindre merci. « Je suis un monstre. » finit-il par dire. Il ne pouvait plus retenir ses paroles. C’était plus fort que lui. « Je t’ai fuit, je t’ai repoussé et maintenant je rejette la faute sur mon frère. » Le vampire soupira. Il venait tout juste d’ouvrir les vannes et le regrettait déjà. Cependant il se connaissait, il savait qu’il ne pourrait jamais s’arrêter là et quitter le bar en claquant la porte à moins qu’elle ne l’y pousse. Il avait envie de lâcher tout, de relâcher la pression, de ne plus sentir tout ce poids sur ces épaules.

Osant lever les yeux vers elle, il ne lu que de la colère dans son regard. Elle serrait les poings comme si elle voulait le frapper. Il ressentait le besoin de se plonger dans les pensées de la vampire mais il n’avait jamais réussit à lire ses pensées. Tout comme celles de son sire, il n’obtenait que le silence de sa part. Fermant les yeux, il ressentait tellement de choses différentes, de la colère, de la haine, mais aussi de l’amour, et des regrets. Lui qui se refusait aux regrets, qui ne voulait ressentir ni la haine ni la colère, il ne supportait plus qu’elle le regarde comme ça. Pourquoi ne disait-elle rien ? De rage, parce qu’il s’était soudainement confié à elle, qu’il avait été sur le point de tout déballer alors qu’elle lui adressait un regard si dur, il devint mesquin et lui dit qu’il doutait de son amour, comme si elle ne l’avait jamais aimé. Il savait que c’était faux mais c’était plus facile de nier, de parler ainsi. Peut-être était-ce aussi parce que lui aussi se sentait las, qu’il ne voulait plus se battre contre elle. Et sa réplique fut cinglante, plus cinglante encore qu’il se l’imaginait. « Tu as sans doute raison, je ne t'ai jamais aimé, j'ai juste joué avec toi. Détruire une paire de jumeaux quoi de plus excitant comme jeu? Toutes ces peines, ces souffrances et ces vengeances c'était du cinéma. Tu étais là tu as du t'en rendre compte non? Il faut croire que la partie est terminée n'est ce pas... Ne t'inquiète pas, je vais disparaitre de ta vie... je vais disparaitre, game over... » Joignant le geste à la parole, elle se leva, renversant le verre, dans une sortie qui se destinait à être théâtrale. Le vampire hésita, il avait envie de se lever, de la plaquer contre le mur et de l’embrasser, de la prendre ici et tout de suite, pour laisser s’exprimer dans la chair toute leur rancœur et toute leur frustration et en même temps, il avait envie de la voir partir, franchir cette porte, il voulait qu’elle souffre, qu’elle espère qu’il la rattrape en vain parce que ses paroles contenait une part de vérité, mais il savait qu’elle mentait également. Elle ne voulait pas sortir de sa vie, mais elle préférait cela plutôt qu’affronter son regard. Il le savait parce qu’il ressentait la même chose. Elle avait toujours été si fière, plus courageuse que lui, mais plus extrême aussi, laissant plus facilement libre court à sa colère. Le vampire n’avait pas l’intention de se lever. Il savait qu’il serait capable de tout s’il la touchait et il ne se lèverait pas pour lui faire face sans la toucher. « Vas-y, pars. Fuis comme j’ai fuit avant. Tu verras, c’est facile. Tellement plus facile qu’affronter la vérité. Mais pitié ne me fait pas le coup de la grande méchante. » il eut un sourire mauvais. « Le méchant dans l’histoire, c’est moi. Tu ne te souviens pas ? Demande donc à mon frère puisque tu pense qu’il me déteste. »

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The walking dead

Dieu ne m’a pas attaché au bas ventre un petit pieu prompt à faire son devoir, un coït rapide comme une fusillade, mais un membre chaud et doux, acide et mollement rigide, qui est l’esclave de son énormité et dont je suis l’esclave. PIER PAOLO PASSOLINI

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